mardi 20 octobre 2009

Noël au balcon, Etat Libre d'Orange

J'ai découvert Noël au balcon un peu tardivement, à l'occasion de l'exposition sur les parfums, qui s'est tenue dernièrement, rue de Richelieu au début du mois d'octobre. Je connaissais la marque, Etat Libre d'Orange (ELO), l'originalité des noms de leurs parfums et de leur packaging, l'innovation dont font preuve pour certaines de leurs créations (je pense notamment à Secrétions Magnifiques même si je ne le porterais pas!), mais n'avais encore jamais eu un coup de foudre sur l'un de leurs parfums.



Et ce salon a été l'occasion, entre autres, de découvrir Noël au balcon, à l'origine édition limitée mais rééditée pour notre plus grand plaisir, enfin le mien en tout cas. J'ai en effet eu un coup de coeur pour ce parfum car son départ m'a rappelé certains thés que j'affectionne tant. Oui, outre les parfums, j'ai un faible pour les thés, notamment parce que j'adore leur ... odeur. Il y en a de toutes sortes, à la bergamote, à la menthe, par exemple, mais aussi de nombreux thés épicés, à la cannelle, aux clous de girofle...et ce sont précisément ces senteurs que m'ont évoquées les notes de tête de Noël au balcon.

Le parfum s'ouvre en effet sur des notes à la fois miellées,et épicées, associées à une note fruitée plus fraîche, la mandarine. On y perçoit aussi une touche de fleur d'oranger pour assoir cette base douce et moelleuse. Les épices, que l'on sent déja poindre en tête, s'affirment, autour de la douceur du miel et de la vanille, et on y devinerait presque du cumin, de la cannelle et des clous de girofle. Au regard de la composition, il semble qu'il s'agisse en fait du piment rouge, associé à la nigelle (cumin noir) et de la cannelle. On y perçoit également comme une note de fruit qui persiste, un peu abricotée, à moins que ce ne soit la mandarine qui subsiste.

Un fond musqué apparaît peu à peu à mesure que la vanille s'atténue. C'est d'ailleurs amusant car la vanille est généralement plus présente en notes de fond dans un parfum, or ici c'est le phénomène inverse qui se produit. En effet, les notes musquées s'associent toujours à une base sucrée, mais moins douce, plus épicée, en raison peut-être d'une touche de patchouli qui souligne cet effet. Enfin, le parfum semble presque s'ouvrir, en fond, sur un accord solaire, qu'il est difficile d'analyser, mais peut-être composé d'un peu de ylang ylang ou de jasmin.



Ce parfum porte bien son nom, car sa base douce, sucrée, vanillée peut évoquer la féminité, la chaleur d'un décolleté, tandis que ses accents épicés évoquent le charme des fêtes de fin d'année. Noël, ici, c'est aussi la note fruitée de mandarine associée à la note de fleur d'oranger, rappelant évoque les agrumes, l'orange, fruit traditionnel de cette période de l'hiver, embellie par un rire féminin, et sensuel, exprimé par la sensation moelleuse des notes miellées et vanillées.


mardi 6 octobre 2009

Guerlain propose des formations olfactives.....

J'ai passé une délicieuse journée, à la maison mère de Guerlain sur les Champs Elysées, vendredi dernier. Sylvaine Delacourte m'a en effet très gentiment proposé de participer à une formation olfactive, or, comme beaucoup j'imagine, j'ignorais que Guerlain dispensait des ateliers olfactifs régulièrement.

Certes, je m'attendais bien sûr à ce qu'on me présente les familles olfactives, que l'on respire quelques matières premières et que l'on nous parle de l'histoire de la maison Guerlain. En revanche, ne connaissant pas à l'avance le programme de la journée, je ne savais pas, d'une part, qu'on déjeunerait toutes ensemble le midi, ce qui permet de mieux se connaître et d'échanger, et encore moins qu'on pourrait se livrer à des petits exercices de création l'après midi.


10h00: Arrivée dans les locaux de la maison des Champs Elysées.

Nous sommes en fait deux (Séverine et moi) à participer à l'atelier. Accueillies par Dominique, la charmante experte parfums qui anime l'atelier, nous entrons dans une belle salle au premier étage. Celle-ci se compose d'une table où trônent quelques parfums Guerlain (classiques ou moins connus), mais aussi d'écrans pour appuyer la présentation des différentes matières. Pâtisseries, thé, jus d'orange, nous prenons le temps de nous présenter avant de commencer la formation.



10H30-12H45 : Présentation des différentes familles olfactives....
Etant passionnée par le sujet, je connaissais déja les principales familles. Mais, là où cette formation est assez pertinente je trouve, c'est qu'elle ne se borne pas à énumérer les diverses familles de parfums.

Non, c'est aussi l'occasion de nous montrer d'abord quels accords sont plutôt associés aux notes de tête, aux notes de coeur, puis aux notes de fond. Ainsi, nous avons d'abord étudié les familles hespéridées, les aromatiques, la facette fleurie fraîche, puis passage aux notes de coeur (fleurie suave, rosée, fruitée.. etc) et idem pour less notes de fond (accords boisés, balsamiques et orientaux). Certes, cela peut paraître évident au premier abord pour quiconque aime les parfums mais en fait cela m'a permis de comprendre quelque chose qui m'avait toujours interpellée dans la création: comment fait-on pour que certaines notes apparaissent, fugaces, en tête, d'autres en coeur, puis en fond? Comment doit on faire le mélange pour composer une telle structure?
Et bien voilà, certaines matières semblent donc se prêter naturellement aux notes de tête, aux notes de coeur et ainsi de suite.


Dominique, tout en faisant le lien entre les différents accords et l'histoire de la maison Guerlain, nous fait respirer différentes matières premières pour illustrer ses propos et nous faire comprendre les diverses facettes que peut revêtir la même matière naturelle. Bon, là, il y encore du travail, en ce qui me concerne, mais c'est toujours un exercice si intéressant.... Nous avons également respiré quelques matières de synthése.

Curieusement je reconnaissais mieux les parfums Guerlain, (même moins connus), sur touche, qu'elle nous faisait respirer à la fin de chaque famille respective. Ce qui m'a assez fascinée, lors de cette "dégustation" de matières premières, c'est l'évolution, (mais comme les parfums eux-mêmes finalement) d'une même note, comme par exemple, l'absolu de vanille d'abord très boisé au départ pour finalement se sucrer au bout de dix minutes.

Pause déjeuner: Invitées au restaurant pour bavarder autour des parfums mais aussi de nos métiers ou vies respectives. Moment très convivial.

14h00 environ: Reprise des festivités.
Nous achevons de découvrir les notes de fond, les accords boisés et orientaux. Dominique nous fait également découvrir quelques matières synthétiques, telles que les aldéhydes, l'hédione ou encore le damascone. Leur intérêt est de permettre de développer, booster l'effet de certaines notes de tête par exemple. Dominique nous fait ensuite découvrir et deviner, sur touche, les principaux accords, fougère, hespéridé, floral, oriental et chypré.

Ce dernier exercice est en fait un préalable au petit travail de création auquel nous allons nous livrer ensuite. ..
Comme nous sommes peu nombreuses, Dominique nous demande de choisir deux accords parmi ceux-ci sur lesquels nous allons travailler. Séverine choisit le chypré et l'hespéridé il me semble, tandis que, fidèle à mon goût prononcé pour les floraux orientaux, je choisis l'accord oriental puis le floral. En effet, je me demandais s'il était plus pertinent d'enrichir ce dernier de notes gourmandes ou orientales pour parvenir à mes fins, ou au contraire d'habiller un accord oriental de notes hespéridées en tête et de belles notes florales en coeur telles que le jasmin par exemple.

Pour toutes les deux, ce fût notre premier essai le plus réussi. Séverine réussit un bel accord chypré, très classique, très femme. De mon côté je choisis donc de travailler d'abord à partir d'un accord oriental, "guerlinisé", soit déja composé de: vanille, d'encens, de benjoin, de styrax, d'iris, d'opopanax, de fève tonka, cannelle, poivre, patchouli, santal et vétiver.

Nous avons droit à trois essais: à chaque fois nous devons mélanger 25 gouttes de l'accord choisi, puis successivement deux, trois et quatre matières premières réparties également en 25 gouttes dans chaque petite fiole.

Au bout de 3 essais et guidée par Dominique pour les conseils, j'ai "composé" un parfum basé sur un accord oriental auquel j'ai ajouté de la bergamote, du jasmin, une touche de ylang ylang et du cèdre. Le second essai fût moins réussi: accord floral (tubéreuse, magnolia, gardénia, néroli, rose et jasmin) auquel j'ai ajouté un peu de bergamote, de l'iris, de l'héliotropine et de la vanille. Lors du dernier essai, j'y ai ajouté une pincée de fève tonka: cela donna un mélange pas désagréable certes, mais.. spécial. Bien sûr nous avons pu conserver nos différents essais. Ce fût une expérience vraiment très intéresante en tout cas.



16h35: Fin de cette charmante journée, mon accolyte et moi ressortons sur un petit nuage, munies d'un petit livret avec les différentes touches parfumées senties au cours de la journée. Bien sûr au cours de cette journée, qui est familier des parfums reviendra peut-être sur des choses déja apprises, mais c'est d'une part un bon moyen d'approfondir ses connaissances, mais aussi de découvrir de nombreuses matières premières, et surtout de comprendre (un peu) quelques mécanismes de la création, ce qui est toujours fascinant lorsqu'on est passionné.

A noter également que Guerlain propose des ateliers pour enfants, afin d'éveiller leur sens olfactif, de les initier au monde merveilleux des senteurs et à l'art des parfums.

(Merci à Séverine pour les photos. )

Inscriptions à la Maison Guerlain. 68 avenue des Champs-Elysées. Tel: 01.45.62.52.57.




mardi 29 septembre 2009

Côté vintage....

J'avais envie de parler de vintage, car il arrive encore parfois d'avoir la chance de tomber sur des splendeurs. Ceux qui m'intéressent aujourd'hui sont Emeraude de Coty, et Narcisse Noir de Caron. Pas le Narcisse Noir actuel, considérablement défiguré, comparé à l'original, non celui qui a été créé en 1911 par Ernest Daltroff et que Gloria Swanson a rendu célèbre dans le film Sunset Boulevard.



Floral fruité loin de l'overdose de fruits rouges que l'on trouve aujourd'hui dans les parfums, Narcisse Noir évoque la femme fatale à travers une fleur d'oranger suave et narcotique, sur un fond légèrement boisé. Sombre, mythique, troublant, ce parfum s'ouvre d'abord sur une envolée de citron et de bergamote qui entourent une fleur d'oranger puissante. Le jasmin, la rose et le narcisse, en coeur, lui apportent l'opulence et le mystère qui en font une fragrance à la fois féminine et énigmatique.

La civette , en note de fond, vient lui apporter cette touche animale qu'on retrouve surtout dans les anciens parfums puisqu'elle n'est plus vraiment utilisée aujourd'hui, tandis que le santal, le musc, le vétiver et le narcisse noir étirent le parfum sur un fond plus boisé, musqué.

Un beau parfum néanmoins pas facile à porter, d'une part parce que la version vintage n'est pas toujours facile à dénicher, mais surtout parcequ'il dégage une telle aura de femme fatale qu'il faut pouvoir l'assumer. En outre, l'entourage, malheureusement, n'est pas forcément réceptif à cette touche ultra galmour d'un autre temps mais qui pourtant donne tant de classe aux parfums.

J'ai eu l'occasion de sentir récemment un autre parfum vintage, Emeraude de Coty, (1921) que l'on désigne souvent comme l'ancêtre de Shalimar, bien que ce dernier soit né de l'idée de Jacques Guerlain d'ajouter une forte dose de vaniline à la composition de Jicky. Or, en effet, on peut considérer Emeraude comme un Jicky plus vanillé, ou comme un Shalimar plus vert. On peut d'ailleurs se demander si Emeraude ne s'inspire pas plutôt de Jicky, avec lequel on trouve aussi des ressemblances dans la composition.



La similitude avec Shalimar est réelle, bien que les deux fragrances restent distinctes, Shalimar ayant une aura très féminine, une vanille plus appuyée, là où Emeraude se fait plus doux. J'ai lu quelque part qu'il pourrait être un peu le parfum que l'on porterait en journée, quand on porte Shalimar le soir et il y a un peu de ça. Personnellement, je lui préfère Shalimar, que je trouve plus féminin, plus sensuel. Mais Emeraude reste un beau parfum et sied peut-être mieux aux peaux sur lesquelles Shalimar vire.

Emeraude est d'abord très hespéridé en tête, grâce au citron vert fusant, mais aussi légèrement épicé puisqu'on y perçoit également une touche de poivre. La vanille s'impose peu à peu, entourée, d'après la composition, de ylang ylang , de rose et de jasmin, que, pour ma part, j'ai bien du mal à distinguer. La fragrance se poudre peu à peu grâce, entre autres à l'iris, aussi présent en notes de coeur. Le fond, toujours trés vanillé, paré d'ambre, de santal, de benjoin et de patchouli, réchauffe le parfum.

Sur le papier, les deux parfums se ressemblent, mais sur peau, Emeraude, a d'une part, moins de sillage, et d'autre part c'est sa note très verte qui subsiste même dans le fond, qui le distingue de Shalimar où c'est plus la bergamote qui reste en filigrane aux cotés de la vanille. En outre, Shalimar a vraiment une dimension plus animale.







jeudi 24 septembre 2009

Coup de coeur : Gardénia Pétale , Van Cleef & Arpels, Collection Extraordinaire

J'ai découvert aux Galeries Lafayettes, samedi dernier, la Collection Extraordinaire de Van Cleef & Arpels, composée de 6 parfums différents, dont tous semblent réunir de belles matières premières. Celui qui m'a le plus touchée, pour l'instant, est Gardénia Pétale, une ôde aux fleurs blanches et au gardénia.




Généralement plus séduite par les parfums orientaux, il m'arrive néanmoins de craquer sur certains floraux, surtout lorsque, comme Gardénia Pétale, ils expriment une telle féminité. Doux, grâcieux, ce parfum ne rime pourtant ni avec jeune fille, ni avec innocence. Il évoquerait plutôt ici la Femme, loin toutefois du mode séducteur que peuvent exprimer certains orientaux.

Avec un départ assez vert, paré d'agrumes où pourtant je perçois aussi une note sucrée qui n'est pas sans me rappeler un peu Love By Killian, le parfum s'épanouit progressivement sur un coeur floral. Composé de jasmin, de rose, d'une touche de poire, peut-être, et de lys, il vient apporter douceur et tendresse au parfum. Alors que la tubéreuse s'impose de plus en plus pour évoquer le gardénia, je sens à nouveau sur ma peau la touche sucrée que j'avais perçue dans les notes de tête.

Cette facette se fait presque exotique, à la manière de Songes, comme l'écrivait Octavian sur son blog. C'est en effet la fleur de frangipanier et la vanille, qui, mêlées au coeur floral et notamment à la tubéreuse, apportent au parfum ce charme certain. Pour conclure, beauté et qualité au rendez-vous pour ce Gardénia pétale qui donne envie de mieux découvrir le reste de la Collection Extraordinaire de Van Cleef & Arpels!

samedi 19 septembre 2009

Havana vanille, de l'Artisan parfumeur: rendez-vous à Cuba.

Le dernier parfum de l'Artisan parfumeur, créé par Bertrand Duchaufour, semble s'inscrire dans la collection des carnets inspirés de voyage, et cette fois-ci, c'est de Cuba, "ses rhums, ses rythmes de salsa et ses cigares", dont il s'agit. Fallait-il s'attendre à un parfum du style d'Habanita, (oriental dont l'accord dominant tourne autour de la vanille et du vétiver) qui, pour beaucoup, évoque la Havane?


Ici Havana vanille rappelerait plutôt, au départ, Spiritueuse Double Vanillle, de Guerlain, pour sa vanille parée d'accents de rhum et de tabac. Si l'évolution diffère (en effet je préfère ici celle de l'Artisan Parfumeur), les notes de tête semblent assez proches.

L'eau de parfum s'ouvre en effet sur des notes de rhum, de clou de girofle, d'orange confite, de fruits séchés où perce déja la vanille. J'ai presque eu l'impression d'inhaler un verre de rhum arrangé à la vanille ou au pruneau, auquel on aurait ajouté une pincée de tabac à pipe. J'avoue que cette ouverture est ce qui me séduit le moins dans ce parfum, car si j'adore le rhum arrangé, (oui c'est un de mes cocktails favoris), je préfère le boire qu'en diffuser l'odeur sur ma peau.

Heureusement cette impression s'estompe rapidement pour laisser la vanille s'imposer peu à peu, parée d'effluves légèrement fleuries. Le coeur se compose en effet d'un peu de rose, mais aussi d'immortelle, assortie de narcisse et de fève tonka, qui ici, apporte à cette vanille une facette un peu fumée. C'est pourquoi persiste l'effet un peu tabac du parfum, sans doute pour appuyer la référence à la Havane. D'ailleurs je pense que le coeur se constitue probablement également de notes tabac.

Alors que le fond s'étire sur des baumes, des notes boisées, du benjoin et de l'absolu de vanille, j'y sens presque comme un soupçon de chocolat. Ordinairement, le côté gourmand chocolaté me dérange franchement dans un parfum, mais ici, cette facette ne se fait ni trop sucrée, ni écoeurante, en raison probablement des notes fumées qui persistent. C'est presque plus une vanille liquoreuse dont il s'agit, du moins dans ma perception des choses. On y sent également un petit côté humide, qui peut, à son tour, évoquer les fameux cigares cubains. sensation qui s'impose de plus en plus au fil des heures.

La rémanence est moyenne, meilleure que certaines eaux de toilletes de l'Artisan Parfumeur, certes, mais pas excellente non plus, bien que le parfum offre une belle évolution sur la peau. Personnellement, Habanita m'évoque plus la sensualité que peut inspirer Cuba, mais Havana vanille est loin d'être dénué de charme. De là à craquer pour un flacon, je ne sais pas, mais j'aime assez cette composition.

Contrairement à de nombreux perfumistas, j'ai un faible pour la vanille. Pour autant, je ne suis pas du tout cliente des vanilles très sucrées de Comptoir Sud Pacifique, par exemple, et je ne suis pas fan des soliflores vanille. Bref la vanille très sucrée n'est pas ma tasse de thé. En revanche je fonds littéralement pour les beaux orientaux où la vanille domine, comme Shalimar, ou Habanita, pour les parfums un peu cuirés vanillés, encore pour de nombreux Guerlain et leur guerlinade, composée de vanille.

Du coup, ici, ce n'est pas un parfum que je porterais tous les jours, mais j'aime cette vanille travaillée de manière non alimentaire, non sucrée, au contraire un peu fumée. Le résultat est original, doux, un peu sombre ... assez attrayant.

mardi 15 septembre 2009

Ambre extrême de l'Artisan parfumeur

De retour de vacances, j'aurais pu parler des différentes nouveautés ( Parisienne, Wanted...) mais aucune ne m'a vraiment touchée pour l'instant, même si j'attends impatiemment de tester Fourreau Noir (Lutens) quand même. Mais ça ne m'empêche pas de découvrir de nouveaux parfums, même si leur sortie sur le marché n'est pas récente.

C'est en effet le cas d'Ambre Extrême de l'Artisan Parfumeur, (l'eau de parfum de l'Eau d'Ambre), sorti en 2001. J'aime beaucoup l'eau d'ambre mais je lui préfère d'emblée sa version extrême connaissant le manque de tenue des parfums de cette néanmoins belle maison.


Créé par Jean Claude Elléna, à qui l'on doit probablement le caractère sensuel et oriental mais sans aucune lourdeur de ce parfum car il ne se fait jamais entêtant, Ambre Extrême s'ouvre sur une envolée d'épices, où percent la cannelle, le poivre, le macis et la noix de muscade. Ce départ chaud et épicé se pare pourtant d'une note plus fraîche, aromatique, légèrement verte, discrète, probablement dûe à la présence de la cardamome.

Cette impression s'estompe à mesure que le coeur se réchauffe, grâce aux notes de patchouli et de santal, qui lui donnent un très léger aspect boisé, un peu fumé tandis que la rose turque en fait un parfum à texture crémeuse, plus enveloppante qu'au début.

Au fil de son évolution, le parfum s'orientalise de plus en plus, grâce à une forte dose d'ambre et de vanille, associées au benjoin et à la fève tonka, plus présentes ici que dans la version initiale. Ces notes de fond offrent une véritable chaleur et sensualité au parfum, qui se fait très réconfortant en cette saison où les jours redeviennent gris et frais.

Ambre extrême offre une meilleure tenue que l'Eau d'Ambre, même si son sillage, lui , s'estompe au fil des heures. Ce qui est original dans ce parfum, c'est sa facette orientale, chaude, opulente, tout en restant d'une élégante simplicité, qualité que l'on doit sûrement à son créateur, Mr Ellena.


mercredi 9 septembre 2009

Note de luxe, Evody

Je n'ai pas eu l'occasion de me rendre à la boutique Evody lorsqu'elle était encore ouverte, mais j'ai pu découvrir récemment quelques uns des parfums de la marque. En effet, la boutique est fermée depuis que les créatrices ont décidé d'aller au bout de leurs envies et de lancer leurs propres parfums.

Parmi, entre autres, Rêve d'Anthala, Bois Secret, Ambre Intense ou encore Note de luxe, c'est ce dernier qui a le plus retenu mon attention. Sur un départ très sucré, Note de luxe s'ouvre sur une note de bergamote associée à quelque chose qui m'évoquait les fruits, la pêche ou l'abricot. En fait il s'agit de la mandarine. Quant à la vanille, elle n'apparaît qu'en note de fond mais pourtant je la sens déja poindre dès l'ouverture.

S'il offre un départ sucré, Note de luxe n'en est pas moins un véritable parfum poudré, qui le reste tout au long de son évolution. C'est peut-être en raison de la place centrale de l'iris au coeur de la composition, entouré de jasmin, de ylang ylang mais aussi de notes épicées, assez présentes, pour donner un tour sensuel au parfum. Cette facette est renforcée, en note de fond, par de la vanille, du benjoin, de la fève tonka et des notes boisées, de plus en plus présentes au fil de l'évolution du parfum. Evolution originale d'ailleurs, dans le sens où l'aspect sucré du départ s'atténue peu à peu, pour presque s'assécher au fil des heures, et se muer en un fond plus ambré, boisé.

Ce cheminement se fait autour d'un côté poudré, paré de notes vanillées et épicées. Personnellement je lui trouve aussi un aspect miellé tout au long de la composition, et c'est cette impression qui prédomine sur ma peau.

En revanche, il semble que ce parfum n'ait pas une extrême rémanence ni un très fort sillage, il se fait plus parfum de peau sur moi, mais c'est peut être dû à son évolution, puisque le parfum se fait de plus en plus doux et discret au fil des heures.