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jeudi 1 septembre 2011

Modalités d'inscription pour la soirée des lecteurs du 14 septembre.

Chers lecteurs, 

Si vous souhaitez participer à notre deuxième soirée des lecteurs le 14 septembre prochain, sur le thème des parfums Vintage, vous pouvez dès maintenant envoyer un mail à l'adresse suivante:
constance.deroubaix@clarinsgroup.net , pour vous inscrire. 

Les 40 premières personnes, des 4 blogs confondus (Olfactorum, Ambre gris, Poivre bleu et My blue Hour), à envoyer un mail  seront donc inscrites pour participer à cette soirée, de 19h à 22h30, dans les locaux des Ateliers Mugler, avenue de l'Opéra. Vous y découvrirez de grands classiques dans leur formulation d'époque, et Monique Rémy, nous fera l'honneur de sa présence pour nous faire sentir de belles matières premières et pour répondre à toutes vos questions sur ce thème. 

Nous vous informerons bien sûr de la clôture des inscriptions, et un mail sera envoyé aux participants pour préciser le déroulement de la soirée. 

Dans l'attente de partager ce moment avec vous, "à vos mails, prêt, partez"!


lundi 2 mai 2011

Fiftie's mood: petit tour olfactif des années 50...

Il y a deux semaines j'ai été invitée à un évènement au Palais de Tokyo, intitulé Le Menu de Cannes, organisé en partenariat avec Electrolux, dont le but était de départager deux équipes qui s'affrontaient dans le but d'organiser un dîner pour les membres du Jury durant le prochain Festival de Cannes. Deux équipes composées d'un chef cuisinier, d'un styliste et designer préparaient un dîner idéal, aussi bien en terme d'ambiance que de cuisine, sur le thème des années 50. 


Pour ce faire, le designer décorait le lieu, le cuisinier nous préparait les meilleurs plats raffinés pour régaler nos papilles, et une styliste nous habillait en "fifties'girls", tenues que l'on avait la chance de pouvoir garder après l'évènement. Voici quelques images de la très agréable journée que nous avons passé au Palais de Tokyo:






Vous me direz, ok, mais quel est le lien avec le parfum? En effet, au prime abord, aucun. Mais de voir tous les invités déguisés en fifties girls and boys, m'a permis d'imaginer ce qu'il aurait fallu pour compléter jusqu'au bout la tenue, un accessoire indispensable ... le parfum. Et oui, qu'aurions nous dû tous et toutes porter si l'on avait voulu être complètement raccord avec le thème? Quels sont les parfums emblématiques des années 50? 

Période de renouveau après-guerre, les années 50 voient la parfumerie se démocratiser, mais aussi l'émergence de la parfumerie américaine. Les fragrances spécialement dédiées aux hommes se développent, bref cet univers se renouvelle.

Comme parfums typiques de cette époque, on retrouve des grands floraux,  comme par exemple Diorissimo ou L'air du temps. Ce dernier a été créé à l'aube des années 50, en 1948,et est considéré aujourd'hui comme un des grands intemporels qui ont marqué le XXème siècle. Parfum joyeux né dans une période de renouveau, il inspirera de nombreuses autres créations, qui en garderont cette trame fleurie épicée qui le caractérise. Avec un oeillet très présent, L'air du temps revisite le genre de la fragrance fleurie, avec ses notes de rose et de jasmin sur un fond à la fois boisé et musqué. Classique, élégant, féminin, indémodable.

Autre grand fleuri, Diorissimo, un des premiers parfums célèbres à se concentrer autour du muguet, note enfin reproduite de manière réaliste et stylisée par Edmond Roudnistka, puisqu'on ne peut extraire l'odeur de cette fleur à l'état naturel. Doté d'un sillage très aérien, ce parfum de 1956 offre une composition joyeuse, en hommage à la fleur porte bonheur de Christian Dior, toute de notes vertes et fleuries, à la fois naturelles et synthétiques, (hydroxycitronnellal, alcool phényléthilique, jasmin, ylang-ylang...), en rupture avec un style de créations  que le créateur, trouvait déja, à l'époque, trop synthétiques et sucrées.

D'autres grands classiques floraux de la parfumerie marqueront les années 50 tels que l'Interdit de Givenchy, par exemple, (dans un style floral aldehydé assez classique), mais aussi beaucoup plus opulents, comme le beau Fracas, de Piguet. Composée par Germaine Cellier, qui avait coutume de proposer des parfums sans compromis, overdosés d'une matière, cette fragrance est une superbe tubéreuse, crémeuse à souhait, dont on a ici exploré les facettes solaires et lascives, en la parant d'une fleur d'oranger assez présente et d'un aspect un peu "coco" (aldehyde C18). Créé en 1948,  Fracas connaîtra un beau succès, notamment outre Atlantique, où les américaines raffolent de la tubéreuse, (paradoxalement aux fragrances propres et fraîches qu'elles aiment d'ordinaire adopter). On raconte d'ailleurs que c'était le parfum de Marilyn Monroe, lorsqu'elle ne s'endormait pas avec quelques gouttes du célèbre N°5 de Chanel.

Parlons justement des Etats-Unis, puisqu'ils participent activement au paysage olfactif de cette décennie. C'est l'époque où Estée Lauder se faît connaître, une des premières maisons de parfum américaines. Loin des odeurs aseptisées qui ont tendance à plaire là-bas, elle  lance, en 1952,  Youth Dew, (dans la veine de Tabu de Dana) et qui inspirera, plus tard, Opium, d'Yves Saint Laurent. Cet oriental met en scène le patchouli, autour de notes florales et épicées (oeillet, clou de girfle, rose, ylang-ylang). Puissant, sensuel, imposant, Youth Dew est d'abord commercialisé sous la forme d'une huile de bain, dont le succès est tel qu'Estée Lauder  en proposera rapidement une eau de toilette.


Les années 50 sont aussi celles de la remise au goût du jour de grands chyprés tels que le très connu Miss Dior ou encore, plus tard, de Cabochard (Grès). Miss Dior est légèrement antérieur, puisque ce grand classique de la marque vît le jour en 1947, et correspond au goût de Monsieur Dior pour la famille des chyprés. A la fois verte (galbanum, jacinthe) et fleurie (rose, jasmin, gardénia), cette création se caractérise par des notes épicées mais surtout par un fond chypré (patchouli, mousse de chène), légèrement cuiré. Un parfum culte, qui fît la renommée de Dior au moment où son style New Look le propulsait sur le devant de la scène couture. Impossible d'oublier, à cette époque, Femme de Rochas, qui, s'il a été créé en 1944, fût aussi beaucoup porté à cette époque, et qui est, même si je ne pas une adepte du genre, mon chypré préféré, (c'est notamment pour ça que j'y reviendrai, plus tard,  dans un post spécialement dédié).

Et les hommes? En effet, les années 50 représentent l'avènement de la parfumerie masculine avec le début d'eaux de toilettes spécialement dédiées aux hommes.  On retrouve beaucoup de colognes, telles que L'Eau d'Hermès par exemple,  ou des choses fraîches et hespéridées telles que Pour Monsieur de Chanel. Mais cette décennie, c'est aussi des créations avec plus de corps, boisées telles que le Vétiver de Guerlain, composé par Jean-Paul Guerlain en 1959. Cette création, désormais grand classique de la marque, met en valeur la facette un peu "pamplemousse" du vétiver avec des notes agrumes en tête, puis une évolution plus boisée-épicée,  avec le vétiver,le  tabac, le santal, mais aussi la fameuse fève tonka chère à la guerlinade.

Voici un donc un tableau olfactif de cette période et qui donne une idée de l'ambiance parfumée qui aurait pu régner, ce samedi 16 avril dernier, au Palais de Tokyo, si nous avions été télétransportés dans les années 1950.





samedi 12 mars 2011

Interview de Marc Antoine Corticchiato, créateur de la marque Parfums d'Empire.

Nous avons eu, lundi dernier, avec Emmanuelle Varron, grâce à l'entremise de Valérie de Différentes Latitudes,  l'honneur de rencontrer Marc Antoine Corticchiato, connu des perfumistas pour avoir fondé la maison Parfum d'Empire. L'occasion de retranscrire ici cet entretien privilégié, et de revenir sur les inspirations du parfumeur.


Dans son laboratoire de Louveciennes, Marc Antoine nous parle de ses créations, de son parcours, et de sa vision de la parfumerie. 

Marc-Antoine, d'où vous est venue cette passion pour l'univers du parfum? 

C'est avant tout la curiosité scientifique qui m'a mené à la parfumerie. En effet, comprendre le processus de création du parfum au cœur des végétaux attisait ma curiosité, déjà enfant.  J'ai donc effectué un doctorat en chimie analytique, avant de rejoindre l'Isipca. J'ai ainsi débuté ma carrière dans un laboratoire de recherche axé sur l’analyse des plantes à parfum et leurs méthodes d’extraction. J'ai notamment publié, à l'époque, des études dans des revues de recherches en chimie.  L'envie d'être parfumeur m'est venue au fur et à mesure, ceci d'autant plus que cette curioisté sur l'univers des plantes s'est trouvée renforcée par le fait d'évoluer dans un milieu propice aux odeurs: d'abord le Maroc, puis la Corse. C'est une région fabuleuse, avec son maquis où l'on peut respirer de l'immortelle, de la mousse de chène ou encore du ciste. Ma passion pour l'équitation y est aussi pour quelque chose, puisqu'on y cotoie un univers fait de cuir, de foin, de paille...

Mais c'est avant tout la recherche du "pourquoi" d'une telle odeur qui vous a mené au parfum si j'ai bien compris? 

Oui, en effet, d'ailleurs j'ai d'abord formulé dans un premier temps pour  l'aromathérapie, ce qui suppose à la fois des contraintes thérapeutiques  et olfactives. C'est par ce biais que je suis peu à peu venu à l'univers du parfum. 

Qu'est ce qui vous fascine le plus dans le parfum? 

De par ma formation, c'est vraiment l'amour pour les belles matières premières naturelles qui m'interpelle le plus, en parfumerie. Connaître les origines d'une matière première, son histoire, son utilisation pour la replacer dans un contexte contemporain.

C'est donc par cette fascination des origines des matières premières que vous avez eu l'idée de créer une marque de parfum centrée autour d'un univers historique? 

Tout à fait. Les gens croient toujours que je suis un passionné d'histoire, parallèlement à ma passion du parfum. Or c'est seulement en étudiant les matières premières que j'ai compris que certaines étaient convoitées depuis l'antiquité pour leurs vertus bienfaitrices, qu'elles étaient utilisées pour séduire par exemple ou qu'elles étaient recherchées pour leur spiritualité. Et que pour cette raison, des peuples se sont battus pour les obtenir. C'est dans cet esprit que j'ai eu envie de fonder Parfums d'Empire. On oublie souvent qu'à l'origine le parfum vient du terme "per fumum", par la fumée.  Les odeurs, les matières ont toujours été étroitement liées à la religion. "Le parfum est  avant tout divin". Le nom de la marque "Parfums d'Empire" évoque donc toutes les civilisations et cultures fortes où le parfum et les matières naturelles y jouaient un rôle important, mais c’est aussi et surtout pour l’idée de « l’Empire des sens ».

Comment travaillez-vous, sur la création d'un parfum? 

Cela dépend, mais il y a toujours la volonté de sublimer une matière naturelle en particulier, en la rattachant à une culture. Pour l'Eau de Gloire, le premier, sorti en 2003,  il s’agit d’un univers imaginé pour retracer le parcours de tous ces corses partis de leur village à la conquête du monde. A l’image de mon père qui a tout quitté pour s’installer au Maroc, sur des terres bientôt plantées d’hespéridés, mais aussi à l’image du plus célèbre d’entre eux, Bonaparte. C'est pourquoi je me suis concentré sur les odeurs évocatrices de la Corse, et du maquis, telle que l'immortelle ou le ciste, en fond. Si l'on prend Cuir Ottoman, sorti en 2005, l'idée était vraiment de travailler un cuir véritable. Contrairement aux autres parfums, pour Cuir Ottoman j’ai d’abord travaillé l’accord de fond, donc l’accord cuir. Mais, j’ai eu ensuite beaucoup de mal à y attacher les notes de tête et de cœur en raison de la puissance du cuir.
 Il a fallu contrebalancer ces notes de fond,  aller chercher de belles matières naturelles, de la fève tonka du Venezuela, de l'iris de Florence, du jasmin d'Egypte, notamment, pour équilibrer ce fond cuiré vanillé très imposant.  Mais, quelle que soit la création, le but est vraiment de privilégier l'usage de belles matières premières naturelles. Je ne renie pas la synthèse, bien au  contraire, mais elle doit être là pour magnifier les matières premières naturelles, et non pour les remplacer. 

Quel regard portez-vous  sur la parfumerie d'aujourd'hui?

Dans le mainstream, tout est trop tourné vers la nouveauté à tout prix, au détriment de la qualité. Il faut sans arrêt faire de la valeur avec de la nouveauté. C'est aussi le système qui veut ça, la presse réclame régulièrement un nouveau produit pour parler d'une marque ou d'un créateur.  La quantité supplante parfois  la qualité. Mais il est difficile de pouvoir aller à l'encontre de ce système, à moins d'avoir l'aisance financière nécessaire. Je pense que pour pouvoir travailler dans un vrai esprit d'amour de la parfumerie, il ne faut pas espérer s'enrichir, dans le cas d'une marque artisanale.

Quels parfums, quelles senteurs vous ont particulièrement marqués? 

L'eau du sud d'Annick Goutal, L'Heure Bleue de Guerlain, L'Eau Noire de Dior.... Et plus généralement, sans doute en raison de ma passion pour l'équitation, les notes cuirées, ambrées.

Sans tomber dans la quête de nouveautés à tout prix, quelle est l'actualité de Parfums d'Empire? 

Une bonne partie de l’année 2010 a été consacrée à des créations pour différentes enseignes de luxe tel l’hôtel Lutetia qui fêtait un siècle et pour lequel j’ai créé une bougie (oriental gourmand), une brume d’oreiller et un parfum d’ambiance. L’année dernière j’ai également pas mal travaillé les créations qui sortiront cette année lors du deuxième semestre : une treizième eau de parfum et trois bougies. 

Pour en savoir plus sur l'univers de la marque, je vous invite à vous rendre sur le site de Parfums d'Empire, et pour un autre résumé de cet échange, notamment plus centré sur le parfum Cuir Ottoman, rendez-vous sur le site de Ca fleure bon à partir de lundi!









mardi 18 janvier 2011

Nouvelle boutique pour les amoureux du parfum

Une nouvelle boutique a ouvert il y a plusieurs semaines maintenant, dans le quartier du parfum par excellence, Opéra.  Un nouveau pari donc, car d'autres s'y s'ont essayé auparavant, mais il semble qu'il soit difficile, à Paris, où tout est déja à portée de main, aux Galeries Lafayette ou au Printemps, sans compter les boutiques propres aux maisons elles-mêmes (Guerlain, L'artisan Parfumeur, ou Frédéric Malle pour ne citer qu'eux), de créer son propre établissement ici, plutôt qu'en Province par exemple. 

Pour relever ce défi, il semble que le meilleur choix s'avère de proposer des marques de niche, rares qui plus est, pour attirer une clientèle d'avertis.  Et c'est une bonne idée, puisque cela nous permet de découvrir des marques inconnues ou presque, dont François Hénin et son collègue, Hugo,  nous retracent l'histoire avec passion, le tout dans un cadre des plus somptueux. 


Outre diverses marques distribuées par Différentes Latitudes (Amouage, Frapin, Nobile, Isabey ...), on peut également y découvrir des maisons russes, une marque japonaise et bien d'autres curiosités ignorées ou presque, jusqu'ici.  Afin d'éviter l'atmosphère surchargée en effluves des parfumeries qui parasite l'essai d'une fragrance lorsqu'on souhaite s'en imprégner pleinement, il vous suffit de soulever le capot des flacons anciens pour sentir chaque parfum. 


Parmi les marques peu connues des perfumistas que l'on peut découvrir ici, je citerais Dorin, maison née au XVIII ième siècle, Grossmith, maison grassoise, dont les anciennes formules ont ressuscitées par Robertet, Mille et une Histoires de parfums, (avec l'assez original "histoire charnelle", un parfum à la note coco pas trop sucrée pour une fois sur un fond que l'on devine ambré), M. Micaleff, maison issue d'une histoire d'amour, dont j'ai beaucoup aimé le Gardénia, (mais j'en reparlerai). On y trouvera aussi Rancé, le parfumeur attitré de Napoléon, dont les flacons rappellent ceux, anciens, de Quelques Fleurs, d'Houbigant, Masaki Matsushima, une marque japonaise, et aussi Atelier Flou, une nouvelle marque de niche dont j'entendais murmurer la sortie depuis quelques mois déja. Au total, une quinzaine de marques sont illustrées ici, ce qui promet bien des réjouissances pour nous autres passionnés de parfums.



Et enfin, bien sûr, la marque éponyme de la boutique, Jovoy, relancée en 2006 par François Hénin ( également propriétaire de ce nouveau haut lieu de la parfumerie), qui se compose de sept parfums, dits "capitaux" aux noms correspondant aux différentes familles olfactives ("chypré", "poudré", "oriental", "boisé"...).   Je n'ai malheureusement pas pu tester la totalité des fragrances proposées, il y en a beaucoup, et en tester trop risquerait de me faire passer à côté de l'originalité d'un parfum, mais c'est un prétexte pour y retourner très prochainement. 

Mention spéciale à l'accueil  de chaque visiteur, on sent vraiment la passion et le souci de conseiller au mieux le client, ce qui est un réel plaisir.  A noter également que des ateliers olfactifs, sur réservation, sont ou seront dispensés à l'étage,( ce qui est assez innovant en un sens, puisque jusqu'ici, ce sont plutôt les marques, et non les distributeurs, qui proposaient des ateliers). 

Jovoy, 29, rue Danielle Casanova, 75001 Paris.


jeudi 9 décembre 2010

Compte-rendu de notre soirée des lecteurs du 30 novembre dernier: encore un grand merci à tous!

   Après plusieurs semaines de préparation, de rendez-vous avec l'équipe de Mugler et briefs entre bloggueurs, le grand soir est enfin arrivé: celui que nous avons organisé autour des huit accords olfactifs développés par Osmoz pour leurs fameux coffrets. 









Malgré les températures négatives dehors, l'ambiance est plutôt chaleureuse, puisque c'est l'occasion de se retrouver tous entre passionnés de parfum, lecteurs ou bloggueurs, dans un cadre prestigieux (notez cette superbe vue sur l'Opéra de Paris): celui des Ateliers Mugler. Tout ceci grâce, entre autres, à l'énergie et l'enthousiasme de Constance, Aurélie et Camille.  Le champagne et les délicieux mets du traiteur n'ont bien sûr fait qu'ajouter à cette ambiance festive. 


Nous profitons, Juliette, Thierry et moi, de ce compte-rendu pour reparler de chaque parfum choisi pour illustrer les différents accords olfactifs. 

Accord hespéridé: L'Eau d'Hadrien (edp) d'Annick Goutal. N'étant pas une grande adepte des parfums hespéridés, j'ai choisi un grand classique du genre. La fraîcheur du citron,  du pamplemousse et du cédrat éclatent en tête, entourés de notes de cyprès et de basilic, avant de se fondre sur des notes plus boisées et musquées. C'est un parfum vivifiant, que l'on associe volontiers à l'été, qui est d'ailleurs un des bests-sellers de la maison Goutal.

Accord arômatique: Jicky,  qu'on ne présente plus.... J'ai opté pour ce grand classique de Guerlain, car  ce parfum mixte montre comment un arômatique, souvent associé aux notes masculines, peut  aussi se faire animal et sexy. C'est aussi, rappelons-le, un des premiers parfums avec la Fougère Royale d'Houbigant, à marquer l'utilisation de la coumarine en parfumerie, ainsi que la vaniline, avant qu'elle ne soit joliment mise en valeur par Shalimar. D'ailleurs, surtout dans la version extrait, on sent très bien la filiation entre les deux.

Accord fleurs blanches: Songes d'Annick Goutal, que je porte souvent d'ailleurs. On ne peut le résumer à un simple floral en raison de son évolution plus vanillée voire un peu boisée en fond, mais ses premières notes de jasmin sont absolument sublimes à mon nez. Tout comme son coeur de fleur de frangipanier et de ylang-ylang, qui illustre bien la beauté, le côté charnel et exotique des fleurs blanches.

Accord musqué: Clair de Musc, de Lutens. Je ne porte pas particulièrement de parfum musqué, j'aime les sentir sur les autres mais sur moi je trouve les muscs propres généralement ennuyeux, et les muscs plus "sales" m'étouffent vite. Pourtant si je devais en porter un, ce serait celui-ci, car je le trouve un peu à la frontière entre muscs blancs et muscs sexuels: assez nuancé, à la fois doux et sexy, avec ses notes fleuries qui évoquent un peu le N°5 de Chanel, son côté un peu poudré grâce à l'iris et ses muscs caressants qui peuvent rappeler la peau d'une femme.


Accord Chypré:  Femme de Rochas, ici vintage.  Ce parfum marque pour la première fois l'utilisation du prunol. C'est aussi et surtout un très beau chypré, je trouve la version un peu plus ancienne sublime. J'aime ses notes florales et boisées associées aux épices (cannelle, cumin...) qui en font une fragrance à la fois chic, racée et sensuelle. Par ailleurs, peu sensible pourtant à l'univers publicitaire autour d'un parfum, j'ai toujours adoré, enfant, son flacon et les pubs des années 80 qui le mettaient en valeur, le tout était assez  cohérent et fidèle à l'univers du parfum.

Accord oriental: L'heure Bleue évidemment. Bon, j'ai beaucoup hésité, ne portant quasiment que des orientaux, Habanita, Musc ravageur.. il y en a beaucoup que j'aurais aimé présenter, mais bon celui-ci reste mon préféré entre tous. C'est d'ailleurs plus un floral oriental poudré qu'un simple oriental, plus la peine de le présenter ici,  juste de préciser qu'il s'agissait  d'une version edp, qui a légèrement macéré, faisant ressortir toute sa profondeur, ses notes de fond, et toute sa complexité. 

Accord boisé: Bois de Violette, de Lutens.  Une des variations autour du superbe Féminité du Bois, ici plus centrée sur la note florale et sur le cèdre. Finesse, élégance, beauté.... autant de mots que l'on peut associer à ce parfum qui met bien en valeur l'adéquation entre des notes florales et le côté résineux des bois. La violette diffère ici de son utilisation souvent poudrée en parfumerie, et le cèdre est un de mes bois préférés...

Accord épicé: Noël au Balcon, d'Etat Libre d'Orange.  J'ai choisi celui-ci car il m'a toujours rappelé les thés de Noël que j'affectionne tant, où la cannelle et le clou de girofle réchauffent délicieusement l'hiver. Très féminin et sexy, ses notes épicées associées à une facette moelleuse et miellée en font un parfum très sensuel, et assez original dans la mesure où la vanille, traditionnellement associée aux notes de fond, est portant mise en valeur en tête et coeur du parfum.

Cette soirée est, j'espère, la première parmi d'autres qui suivront. C'est d'ailleurs entre autres, pour cette raison, que nous avions mis à la disposition des lecteurs une boite à idées, pour que nous prenions en compte leurs envies quant aux sujets abordés sur nos blogs, mais aussi, pourquoi pas, quant à de futurs évènements autour du parfum.  Personnellement, l'émulation et la réactivité de la gente masculine assise au fond m'a beaucoup amusée, et m'a donné l'envie d'organiser un blind test sur le parfum, en équipe, par exemple.

Encore merci à tous, merci aux lecteurs qui se sont déplacés pour nous écouter et participer, ainsi qu'à l'accueil chaleureux de l'équipe des Ateliers Mugler!

PS: je tiens également à remercier Irina pour les belles photos prises au cours de la soirée. 


samedi 4 décembre 2010

Toutes les adresses parfumées de Paris!

Juste un petit communiqué pour vous signaler la sortie du livre Paris Parfum, le Guide du Parfum à Paris, très pratique pour qui veut s'offrir une virée parfumée dans la ville des lumières, mais aussi pour relire avec plaisir l'histoire des plus grandes maisons de parfums et de leur best-sellers.Vous trouverez également dans ce guide de nombreuses astuces pour mieux se parfumer.


Il vous est possible dès maintenant, et ce jusqu'au 15 décembre, de le commander sur le site d'Osmoz, les frais de port vous seront offerts! A noter également que ce même site de parfum vous propose une édition limitée de ce livre avec un coffret de 6 fragrances inspirées de lieux mythiques de Paris. 

dimanche 31 octobre 2010

Soirée des lecteurs, venez nous rencontrer!

Près de deux ans d'écriture, de nombreux échanges passionnés sur nos différents blogs respectifs, des coups de coeur sur des classiques, des découvertes de nouveautés... autant de thèmes qui nous lient tous autour du parfum.

Alors, voilà, pourquoi ne pas nous rencontrer pour aller au bout de cette belle aventure, et continuer à échanger le temps d'une soirée spécialement dédiée aux blogs parfums? En effet, c'est ce que les ateliers Mugler nous ont gentiment offert de faire, Juliette (Poivre bleu), Thierry (Méchant loup) et moi, rencontrer nos lecteurs pour  dresser notre portrait olfactif et revisiter nos coups de coeur à travers 8 accords mythiques du coffret  développé par Osmoz et Thierry Mugler. Ce sera aussi, bien sûr, l'occasion de discuter ensemble de tout ce qui nous rassemble autour de cette belle passion.


Ainsi, nous sommes tous les trois très heureux de vous convier à notre Soirée des lecteurs qui se déroulera le mardi 30 Novembre prochain dans les locaux des Ateliers Mugler, tout près de l'Opéra Garnier. Le principe? Nous invitons 30 lecteurs en tout, soit dix pour chaque blog, que nous sélectionnerons par mail, par ordre d'arrivée. L'inscription se déroule donc par courrier électronique à l'adresse suivante: sophie.normand@yahoo.fr. Il est inutile de vous réinscrire sur chaque blog, un seul envoi de mail suffira à être pris en compte, le plus simple restant de s'inscrire sur le premier billet que vous aurez lu. Nous sélectionnerons donc les dix premiers mails reçus sur chaque adresse mail, et ce jusqu'au 6 novembre, 23h, ne tardez donc pas!

Nous transmettrons les infos pratiques aux personnes sélectionnées vers la mi novembre, la participation est bien évidemment gratuite,  en dehors des éventuels frais de transport ou d'hébergement. 

A très bientôt!

lundi 27 septembre 2010

Résonances entre deux arts, la musique et le parfum.....

C'était le thème de la conférence à laquelle j'ai pu assister jeudi soir à la Société Française des Parfumeurs, en compagnie de Juliette de Poivre Bleu, mais aussi de  Denyse de Grain de musc et d'Octavian Coifan, qui en a d'ailleurs fait un compte rendu sur son blog. L'idée n'est pas ici de relater à mon tour cette soirée, mais cela m'a donné l'idée d'une sorte de jeu. 

En effet, Annick Le Guérer, auteur du beau livre Si le Parfum m'était conté et de nombreux autres ouvrages sur le thème du parfum,  Dominique Ropion, nez qu'il n'est plus nécessaire de présenter, et Marie Anouch Sarkissian, musicologue de talent qui a notamment développé une thèse sur les relations d'Edmond Roudnistka avec la musique, nous ont tous les trois livrés un exposé mettant en relief les rapports entre la musique et le parfum. 

Ce fût l'occasion d'écouter de très beaux morceaux, (notamment de Claude Debussy),  comme par exemple le Prélude pour piano "Feuilles mortes" s'inspirant de l'odeur des sous bois après la pluie. Avec certes, moins de connaissances en la matière, et moins de temps passé à étudier le sujet, nous tissons tous, malgré tout, des liens imaginaires, des parallèles entre ce que nous sentons et d'autres univers. Certaines odeurs peuvent par exemple nous renvoyer à des couleurs. Et c'est aussi bien sûr le cas pour l'univers musical. Certains parfums, comme certains morceaux peuvent tout aussi bien exprimer la sérénité ou la sensualité par exemple. 

Aussi, je me demandais, si vous autres, internautes passionnés, reliez, consciemment ou non, certaines senteurs, certains parfums à une chanson, un morceau de musique classique ou même, plus largement, à un univers musical (rock, soul, voire hip hop, allez soyons fous ...).

Si l'on peut relier par exemple One million et son pendant féminin aux morceaux navrants que l'on qualifie de Rn'B aujourd'hui, on peut tout aussi bien se laisser bercer par les effluves de l'Heure bleue en écoutant Lullaby de The Cure (évocation toute personnelle, nous sommes bien d'accord). Les volutes sensuelles, voire sexuelles de Musc ravageur me renverraient volontiers à un morceau tout aussi licencieux comme celui de Hell around the corner, (Tricky). J'écouterais  bien une chanson liée à l'été ou au soleil en portant Songes, tandis qu'Havana Vanille s'accorderait tout à fait à une musique cubaine. Et vous?  A quels morceaux reliez-vous certains parfums ou des matières premières?

jeudi 17 juin 2010

Jeu Concours Ego Facto

Il y a un peu plus d'un an maintenant, nous avions l'occasion de découvrir la gamme Ego Facto dans les boutiques Marionnaud. Il s'agissait d'une série de 7 parfums différents, qui avaient vocation à proposer une autre vision de la parfumerie mainstream. Audace et création étaient à l'honneur, tout en offrant un prix accessible.  Jamais le dimanche, innovant avec une touche de marijuana dans sa composition,  a d'ailleurs été primé aux Fifi awards en avril dernier. 
Pierre Aulas, le créateur de cette gamme, conseiller olfactif pour de grands groupes, et notamment Mugler pour qui il a travaillé sur le projet Womanity, vous propose de redécouvrir Ego Facto et de gagner à cette occasion un an de parfum "Déclaration d'Ego".

Le principe? A partir d'aujourd'hui et ce jusqu'au 28 juin, il s'agit de rédiger une déclaration d'égo. Les 5 meilleures déclarations pourront bénéficier d'un an parfumé avec une dotation de 5 eaux de parfums, tandis que les cent suivantes profiteront chacune d'un vaporisateur découverte de 10 ml. 

Vous pouvez redécouvrir les 7 parfums ici et faire votre déclaration

Les vainqueurs seront prévenus personnellement et les résultats affichés sur le site d'Ego facto à compter du 5 juillet prochain. 

Bonne chance!

mardi 25 mai 2010

Ballade parfumée au coeur d'Opéra...

Certains quartiers de Paris sont de véritables paradis pour les perfumistas, comme par exemple celui d'Opéra. Outre les Galeries Lafayette ou la Scent room du Printemps où l'on retrouve un large choix  parmi les  grandes maisons mais aussi les marques de niches, les alentours d'Opéra et de Palais Royal regorgent de petites boutiques dédiées aux amoureux du parfum. Qu'elles soient plus ou moins connues (de  Serge Lutens à Santa Maria Novella en passant par Jo Malone), la plupart mérite qu'on s'y attarde. 

C'est ainsi qu' il y a environ deux semaines, accompagnée de deux acolytes, nous nous sommes offertes une virée parfum dont le point de départ fut la visite d'Amin Kader, rue de la Paix. Cette très belle boutique distribue les parfums Santa Maria Novella, assez difficiles à trouver dans Paris d'ailleurs. D'un assez bon rapport qualité prix, ces parfums sont principalement connus entre autres pour leur eau de cologne Mélograno,  un joli poudré, pour Musc d'or, un musc solaire et suave,  ou encore pour Peau d'espagne, un cuir qui ravira les adeptes du genre.  Pour ma part, j'ai aussi beaucoup apprécié Tobacco Toscano, un tabac miellé vanillé, tout en douceur. 



Ensuite, cap sur Maître Parfumeur et Gantier, situé à deux pas, rue des Capucines. La responsable de boutique est charmante, disponible et connaît très bien les différents parfums de sa marque. C'est Jean Laporte (à qui l'on doit entre autres le célèbre Mûre et Musc, du temps où il travaillait pour l'Artisan parfumeur), qui a fondé MPG, et l'on sent en effet une certaine filiation dans les créations des deux marques, qu'il s'agisse de l'Ambre précieux, que j'ai beaucoup apprécié et qui m'évoque un peu les belles boules d'ambre de l'AP, ou encore de Fleurs des Comorres, une belle variante sur le thème du défunt Vanilia, à base de vanille, de jasmin et de fleur de frangipanier.  On y retrouve également une tubéreuse, un floral vert au départ hespéridé (bahaïna) ou encore Or des Indes, un joli oriental poudré à mi chemin entre l'Heure bleue et Habanita, même si je lui préfère ces deux derniers. 

Nous nous sommes ensuite rendues chez Frédéric Malle,  21 rue du Monthabor dans le premier, qui fût probablement l'endroit où nous avons passé le meilleur moment parfumé de la journée. D'une parce que les parfums de la marque sont tous excellents  pour la plupart, parce que les cabines permettant de respirer les différentes senteurs apportent vraiment nouveauté et modernité, mais aussi grâce à l'accueil. En effet, c'est toujours agréable de discuter avec un passionné de parfum. Nous sommes donc bien restées plus d'une heure à nous extasier, (même si nous les connaissions déja l'ensemble de la gamme), sur Musc ravageur, sur le sublime Carnal Flower, qui est sans doute une des plus belles tubéreuses comme j'ai pu parfois le lire,  ou encore sur Une fleur de Cassie. Une amie a flashé sur Iris Poudre, un beau floral aldehydé sur fond doux poudré vanillé, de facture classique mais très bien dans son genre. J'ai trouvé également  trouvés intéressants Dans tes bras, Un Lys méditerrannée ou encore L'eau d'Hiver. Les bougies ne sont pas en reste non plus même si elles peuvent paraître quand même un peu chères. 





Après une pause déjeuner bien méritée pour le nez, et une visite rapide chez Francis Kurdjian, (mais nous connaissions déja la maison dans l'ensemble), reprise des activités en passant chez Jo Malone puis chez Colette.  C'est assez curieux de sentir des parfums dans l'univers de ce magasin dans la mesure où  les  vendeuses sont là pour accueillir les clients mais nul doute qu'elles pourraient tout aussi bien vendre des bottes que des parfums. 


Au beau milieu des fringues, des livres, des divers gadgets branchouilles, on peut y découvrir la marque Byredo, celle du Labo, ou encore les nouveautés bio de chez Honoré des Prés.  A préciser que c'est ici  l'occasion de sentir Baudelaire, de Byredo, qui n'est pas disponible au Bon Marché (pour des raisons juridiques tenant au nom il me semble). C'est toujours amusant de faire un tour chez Colette, mais l'univers ne se prête vraiment pas à la découverte d'un parfum, entre le bruit, le monde, et la diversité des produits proposés. 

Nous avions gardé pour la fin de notre parcours parfumé la maison Montale, et nous avons bien fait, car nous n'aurions pu rien sentir ensuite si nous l'avions visitée dès le matin.  C'est une des rares fois  dans ma vie où je suis sortie d'un magasin de parfums en ayant la migraine, cela mérite d'être souligné. En effet, leurs parfums sont dans l'ensemble très lourds, et je trouve qu'ils manquent souvent de subtilité. La responsable de boutique n'est pas désagréable, mais a fortement tendance à imposer ses goûts à ses clients, ce qui est regrettable. Et nous a quand même coupé lorsque nous parlions de différents classiques tels que First, Chanel n°19  etc..  en nous expliquant que "ça, ce n'est pas de la parfumerie". (sic). Certes, c'est certainement un des meilleurs endroits pour respirer des créations à base d'oud, puisque c'en est vraiment l"univers, mais je préfère nettement dans le genre Homage, d'amouage, bien plus beau et en finesse, (bon et beaucoup plus cher malheureusement il faut bien le reconnaître).

Nous n'avons pas eu le temps et le "nez" de passer aux Salons du Palais Royal (Lutens) et chez Divine (rue Scribe) mais ce sont vraiment deux belles boutiques à inscrire sur votre parcours si vous sillonez les alentours d'Opéra en quête de découvertes parfumées.




mardi 11 mai 2010

Les parfums, l'exposition parisienne, en septembre prochain.

Grâce à l'initiative de Différentes Latitudes, nous pourrons, pour la troisième année consécutive, assister à l'exposition parisienne des Parfums. Celle-ci aura lieu, comme l'an dernier, rue Richelieu, (Paris 2ème) du 3 au 5 septembre 2010.


L'occasion de découvrir ou re-découvrir de nombreuses marques de niche,  dans une ambiance conviviale dédiée aux arômes, puisqu'en effet le salon se consacre également au chocolat, à l'épicerie fine et aux spiritueux. 

En effet, l'an dernier, nous avions pu, entre autres, profiter de créations de diverses maisons, telles qu'Amouage,  Etat libre d'orange,  Parfums d'Empire, Parfums d'Orsay ou encore Isabey.  Rien de tel pour échanger entre passionnés ...

lundi 26 avril 2010

Parfums à petits prix: profitez des soldes flottants aux Galeries Lafayette...

Juste un petit mot rapide pour alerter ceux qui souhaiteraient se faire plaisir à petit prix que les Galeries Lafayette proposent des soldes flottants jusqu'à demain, 27 avril 2010.

Et pour l'occasion, certains parfums semblent ressortis des fonds de placard puisqu'ils n'étaient plus exposés jusque là, comme  notamment Miss Me de Stella Cadente, ou Anaïs Anaïs en édition collector, soldés parfois jusqu'à - 40%.

Autre bonne affaire, pour les amateurs de gourmandise vanillée, L, de Lolita Lempicka, en version extrait de parfum,  est actuellement proposée à -60%.  On retrouve également certains parfums (Rose poivrée, Bois d'iris...)  de The Different Company, à moitié prix.



Pour conclure, difficile d'évoquer l'actualité des Galeries Lafayette, sans parler des Heures de Cartier, réalisées par Mathilde Laurent et dont la XIIIème Heure a remporté le prix des spécialistes et celui des parfumeurs, puisqu'elles sont mises en avant pour  encore une semaine sur le podium de la coupole. C'est aussi le moment de découvrir l'Heure Folle, jusque là inconnue, avec son ouverture acidulée et sucrée, aux notes de groseille, de cassis, de mûre, dont l'évolution se fait plus fleurie et plus verte au fil du temps.  Une belle variation fruitée, de qualité, qui se distingue des nombreux et insignifiants fruités floraux qui inondent actuellement le marché.
 

mercredi 10 mars 2010

Parfumée sous les tropiques

Je n'ai pas pour habitude de changer spécialement de parfum selon les saisons, mes choix dépendent plus de mes humeurs, du contexte, de ma tenue etc... Excepté pour Cuir Béluga qui est vraiment un parfum d'hiver à mon nez, je  porte  mes orientaux ou floraux orientaux  tout au long de l'année. La seule différence est que je réserverais les parfums capiteux plutôt pour le soir, à plus petite dose.

Vous me direz, pourquoi parler d'été précisément en ce moment? ? (oui je sais il fait un temps anormalement froid en Europe, et non ce post n'est pas un acte de sadisme...) Parce que je suis en vacances actuellement, et que je redécouvre certains de mes parfums sous la chaleur tropicale avec bonheur. En effet, le temps, la distance, la température semblent être autant de facteurs qui influencent notre perception du parfum.


Habanita, par exemple, que l'on a souvent tendance à ressentir comme un parfum enveloppant pour l'hiver, (et il l'est, bien sûr), délaisse la simple sensualité pour devenir torride. Certes, je ne me risquerais pas à le porter en pleine journée lorsqu'il fait 30 d°C, mais le soir ses effluves me plongent au coeur de  la havane, dans une ambiance chaude et moite. Aussi bien dépaysant qu'envoûtant.

Attrape coeur est aussi un parfum à redécouvrir en été. Ses délices ambrés à peine empreints de notes  fleuries et fruitées ne se contentent pas  de venir réchauffer nos hivers. Ils se teintent d'une saveur plus lactée, plus sucrée même à mesure que la température monte. L'hiver, sur ma peau en tout cas, Attrape coeur se fait plus ambré, et plus sec aussi, alors qu'en été la note fruitée (pêche) est plus présente, et la facette vanillée s'intensifie pour sucrer le parfum. J'aurais pourtant tendance à préférer une dominante ambrée à un excès de sucre, mais la beauté de ce parfum tient, entre autres, à  sa gourmandise tout en finesse. Sous les tropiques, ce parfum prendrait presque des accents exotiques.

Le plus surprenant, pour moi, (car finalement le parfum est toujours une histoire de ressenti personnel), reste l'Heure bleue.  C'est comme s'il quittait son manteau mélancolique pour développer une atmoshère plus sereine, plus souriante.  A petites touches d'extrait le soir en regardant le soleil, L'heure bleue se dépare de ses accents les plus nostalgiques pour contempler calmement le paysage, créer ue aura de quiétude,  que seules viennent troubler ses effluves sensuelles, tout en douceur,  et sa beauté. (Ceci dit, cette perception tient peut-être au fait que je privilégie l'extrait l'été et l'eau de parfum l'hiver).

On pourrait disserter longtemps sur chaque parfum ainsi, mais je vous épargne la totalité de ma liste.  On peut juste, noter, en vrac, que l'eau de shalimar est plus consistante sous forte chaleur, que l'Ame soeur est des plus agréables à porter sous le soleil, tout en lumière et  joyeux, que Chamade célèbre  à merveille la sensualité des beaux jours qui reviennent, etc....  Mais ce qui  m'intrigue aussi, c'est que la distance accentue ce phénomène. J'ai déja lu sur d'autres blogs, que d'un pays à un autre, par exemple de NY à paris, un parfum peut se développer différemment. Et je serai curieuse de savoir pourquoi. 

En attendant, j'espère vous rapporter du soleil dans mes valises...





mardi 23 février 2010

"Variations sur le même thème"

Non, je n'ai pas décidé de délaisser les parfums pour la musique, en référence à cet album de Vanessa Paradis, écrit par Gainsbourg. 

J'avais juste envie de parler des parfums, qui sans se ressembler ouvertement, surfent sur le même univers, ou offrent une interprétation d'autres de leurs aînés. Envie de présenter quelques lignées de parfums qui peuvent plaire à une même personne en fonction de ses affinités olfactives........


Comme, par exemple,  de conseiller aux amoureuses de Shalimar de découvrir Musc Ravageur, des éditions de Frédéric Malle,  (si ce n'est pas déja fait), qui propose une variation parfois vue comme plus masculine de cet accord agrumes-vanille, plus coriace, plus épicée. Pour ma part, c'est une histoire de peau, je préfère sur la mienne Musc ravageur, mais certain(e)s trouveront le chef d'oeuvre oriental de 1925 peut-être plus subtile, plus doux.... Dans le même registre on peut également citer L de Lolita Lempicka, créé par le même Maurice Roucel qui a imaginé Musc Ravageur. Quant aux "branchés", ils pourront faire un tour chez Colette pour découvrir Labdanum 18 du Labo, qui propose aussi une alternative à Shalimar, légèrement plus douce et boisée.


Pour ceux ou celles qui n'aiment pas les vanilles trop classiques, trop sucrées ou trop douces, et qui rêvent d'une vanille un peu "tabac", un peu cubaine,  ils auront le choix entre Havana Vanille de l'Artisan Parfumeur ou Spiritueuse Double Vanille de Guerlain, qui, loin d'être identiques, évoquent cette même vanille un peu gousse, aux accents de rhum et de tabac. 

Les amoureux de l'Heure Bleue pourront trouver en Gucci eau de parfum (bientôt discontinué) une interprétation modernisée, bien distincte -certes, il n'est pas question de les confondre dans la rue- mais qui reprend bien cet apect floral oriental, riche en matières premières.  Il y a, bien sûr, Oscar, d'Oscar de la Renta, qui propose une version plus diurne du chef d'oeuvre de Guerlain. Dans cet esprit, bien sûr, autant remonter à l'initial L'origan de Coty, donc Jacques Guerlain s'est inspiré pour créer l'Heure bleue, mais encore faut-il avoir la chance de mettre la main sur un flacon... Enfin, certains pourront trouver dans Cuir Mauresque de Serge Lutens, dans English Royal Leather de Creed ou encore dans Bois de Copaïba de Pierre Guillaume, le côté baumé des notes de fond de l'Heure bleue, bien que pour ma part je leur préfère nettement ce dernier. Sacrebleu de Patricia de Nicolaî en est aussi une belle interprétation.

Les amoureux des poudrés orientaux pourront s'adonner à Bal à Versailles de Jean Desprez, qui est également un floral oriental dense  et poudré comme L'heure  Bleue, mais avec un relent plus animal et plus sombre façon Habanita.  D'ailleurs ce dernier peut également trouver un héritage en l'Or des Indes, de Maître Parfumeur et Gantier.

Si vous êtes amateur de grands floraux aldéhydés dans la veine du N°5 de Chanel, allez sentir l'Ame soeur , de Divine, qui offre un beau départ aldehydé sur coeur de fleurs blanches avant de s'épanouir sur un fond délicieusement poudré et ambré. Le sublime N°22 de Chanel propose aussi une variation plus sensuelle du grand classique N°5, avec des notes de santal très prononcées.  Dans la famille des floraux aldehydés, on peut également citer Calèche (d'Hermès) ou Arpège de Lanvin, malheureusement ceux-ci semblent avoir été réformulés. On peut aussi penser à First, de Van Cleef&Arpels. Si tous ces parfums ne vous laissent pas indifférents, rendez-vous chez Amouage pour y découvrir le très beau Gold. 

Nombreux sont ceux qui,  comme moi, ont d'abord connu et aimé le boisé Dolce Vita de Dior, avant de savoir qu'il existait un chef d'oeuvre en la matière, Féminité du Bois, de Sege Lutens (Shiseido à l'époque).  On en trouve de belles variations au sein de la maison des Jardins du Palais Royal, tel que Bois de Violette par exemple.

Pour ceux que les floraux orientaux avec un départ plus frais et vert séduisent, et qui se sont reconnus en Chamade de Guerlain, ils pourront en trouver une filiation certaine dans Parfum d'Hermès ou même Rouge de la même maison. 

Les addicts de l'amande qui ont aimé Castelbajac pourront succomber à Louve de Lutens, ou même goûter à son grand frère, plus complexe, rond avec une pointe de cerise plus nette, Rahat Loukoum. Pour une amande pus vanillée, et plus "diabolique", pensez aussi à Hypnotic Poison.  Les adeptes de gourmandises qui préfèrent les senteurs un peu guimauve découvriront avec plaisir Love, By Killian ou Mi Fa de Réminissence.

Si le tabac miellé et aux autres belles notes épicées vous séduisent, allez faire un tour chez By Killian pour sentir Back to Black, mais aussi chez Hermès pour découvrir Ambre Narguilé ou encore chez Tom Ford pour son Tobacco Vanille. Dans le même esprit, on peut aussi songer à Tea for two de l'Artisan Parfumeur ou encore à Noël au Balcon d'Etat Libre d'Orange.

Il existe encore bon nombre de belles variations à découvrir au sein des familles de parfum,  (chyprés, floraux verts), mais je n'ai pas la prétention de toutes bien les connaître, aussi, je vous laisse de soin, si l'envie vous en dit, de compléter cette liste.


lundi 4 janvier 2010

Un an d'écriture parfumée...

Voici un an maintenant que ma passion pour les parfums nourrit ce blog. En effet passionnée de parfums à l'adolescence, je m'en étais un peu éloignée au cours de ces dernières années. Mais l'on revient souvent à ces premières amours, et c'est ainsi que je suis retombée dans ma passion avec encore plus d'appétit.

Durant cette année, beaucoup de découvertes parfumées, des parfums de Serge Lutens aux exclusifs de Chanel, en passant par les éditions de Frédéric Malle ou les créations de Véro profumo. Quelques coups de coeur, Attrape-coeur, Songes, L'âme soeur, Musc ravageur et j'en passe.... Et un parfum qui est venu rejoindre mes chouchous, (L'heure bleue, Habanita ou Allure sensuelle), et qui m'est devenu tout aussi indispensable, Chamade en extrait.

De belles rencontres et de belles lectures, qu'il s'agisse d'auparfum.com, de graindemusc, d'olfactorum, de poivrebleu, de 1000 fragrances ou d'espritdeparfum pour ne citer qu'eux. Des échanges enrichissants sur un forum d'accro aux parfums, beaute-test.

Cette nouvelle année 2010 sera, je l'espère, aussi riche et dense en découvertes parfumées, comme le laissent déja présager les Heures du parfum de Cartier ou Tonka Impériale de Guerlain. J'ai malheureusment moins eu le temps d'écrire ces derniers temps, mais ce n'est pas pourtant pas le manque d'idées et d'envies qui fourmillent dans ma tête.

Je vous souhaite donc une bonne et heureuse année à tous en concluant sur mon top ten, un an après avoir commencé ce blog.

1. L'heure bleue
2. Habanita
3. Chamade
4. L'âme soeur
5. Musc ravageur
6. Allure sensuelle
7. Attrape coeur
8. Songes
9. Cuir béluga
10. Louve






mercredi 15 juillet 2009

Petite ballade parfumée dans le Marais

Profitant du beau temps de ce jour férié, hier, j'ai décidé de m'offrir une petite ballade parfumée du côté du Marais. Je cherchais la boutique d'ELO (Etat Libre d'Orange) que je n'ai jamais trouvée, mais j'ai découvert en revanche qu'il y avait deux boutiques de l'Artisan Parfumeur dans ce charmant quartier. Une, rue du Bourg tibourg, et l'autre, rue des Francs-bourgeois.

L'occasion d'avoir confirmation de la part du vendeur de la sortie du prochain parfum de cette marque, en septembre, Havana Vanilia. Cette création sera centrée autour d'une vanille aux accents de tabac, enrichie de quelques arômes de rhum. Ce qui est dommage en revanche, c'est que cette nouveauté viendra remplacer Vanilia, une vanille fleurie, douce, tout sauf alimentaire, dont les fans ont tout intérêt à faire des stocks dès cet été.


Douce, discrète, sensuelle, mais surtout solaire, cette Vanilia me donne envie de vacances quand je la sens sur ma peau. Composée de noix de muscade, de ylang-ylang, et de vanille bien sûr, elle se pare également de clou de girofle, d'ambre et de bois de santal pour un effet vanillé inattendu. En effet, c'est tout sauf une vanille archi sucrée. On sentirait plutôt une vanille entourée de fleurs et de quelques épices, avec un côté très lumineux, malheureusement la tenue laisse à désirer, sur ma peau. Ce floral oriental offre en tout cas un côté caressant, qui évoque une peau légèrement vanillée et ensoleillée sur la plage.

Presqu'en face de la boutique de l'Artisan Rarfumeur rue du Bourg tibourg, se trouve Le studio des parfums Galimard, petite boutique dont j'ignorais complètement l'existence jusque là. L'idée est de proposer de créer un parfum pour environ 95 euros. Celle-ci était hier fermée mais on pouvait apercevoir dans la vitrine de beaux flacons sur les présentoirs. Quelques détours plus loin, rue des Francs-bourgeois, j'ai aussi découvert que la marque de bijoux Satellite avait lancé plusieurs parfums, ce que j'ignorais encore bien que cela ne semble pas si récent, manifestement. Dans l'idée de porter un parfum comme l'on porterait un bijou, la marque propose cinq parfums, Padparascha, Corrida, 40°C à l'ombre, Ipanéma, et A la figue.

Pour finir, je suis allée visiter la nouvelle boutique Guerlain qui a tout récemment ouvert au 10, rue des francs-bourgeois. Celle-ci est bien sûr plus petite que la maison mère des Champs-Elysées, elle s'apparenterait même plutôt à celle de la rue Tronchet en terme d'espace, bien qu'agencée différemment. J'ai trouvé que l'accent était plutôt mis sur les nouveautés et les collections exclusives, telles que les trois dernières Paris-Moscou, Paris-New York ou Paris-Tokyo, ou encore la collection de l'Art et la matière, plutôt que sur les classiques, qui bien que mis en valeur dans ce beau décor, sont moins visibles au premier coup d'oeil. A noter, un nouveau système intéressant pour sentir les parfums, une série de tubes (je ne sais pas comment les défiinir) au nom de chaque parfum sur lequel il suffit de se pencher pour en respirer l'odeur.




mardi 30 juin 2009

Sous le Parasol....

Non, je ne suis pas encore en vacances sur la plage. En revanche, avis aux personnes amatrices d'anciens parfums, j'ai découvert il y a peu une petite boutique intitulée "Sous le Parasol" qui pourrait les intéresser.


Sous le parasol, avant-guerre


Alors que j'ai dû passer maintes et maintes fois devant, je n'avais jamais remarqué cette petite boutique à proximité des halles et d'Etienne Marcel. Et pour cause, en devanture, on n'aperçoit que du maquillage bon marché et des gels douche, loin de s'imaginer qu'il peut aussi s'agir d'une petite parfumerie, habitué(e)s que nous sommes à vivre dans une ville où seules les grandes enseignes survivent, à l'image des Marionnaud et autres Sephora.


Or, on y trouve en effet du maquillage, mais surtout des huiles essentielles, des eaux de colognes, des produits de beauté "naturels", et enfin... des parfums. Enfin, quelques parfums. Notamment, pour les amateurs de marques anciennes, on peut y (re) découvrir la marque L.T.Piver, et son Héliotrope blanc, à des prix défiant toute concurrence. Personnellement, après l'avoir essayé, cet héliotrope n'est pas ma tasse de thé, mais c'est intéressant de savoir qu'on peut le trouver à petits prix dans cette boutique.



On y trouve également presque toute la gamme d'Habanita: eau de toilette, concrète, lait pour le corps ou gel douche, à des prix sympathiques. L'eau de toilette d'Habanita, 30 ml à 14 euros par exemple, bonne idée pour se faire plaisir sans se ruiner, ou pour faire des stocks, même si, dans ce conditionnement, le flacon est moins joli que le classique Lalique noir. On peut d'ailleurs y sentir la quasi totalité des parfums de la marque Molinard, Nirmala, Ambre, Patchouli...


D'autres parfums oubliés trônent sur les étagères tels que Canoe et Tabu de Dana ou encore Soir de Paris, de Bourgeois, au côté des eaux de cologne artisanales. Un petit bazar sympathique où se cotoient essences sans prétention et parfums jadis prestigieux à redécouvrir.


Les vendeuses sont vraiment charmantes et ont l'air, une fois n'est pas coutume, amoureuses des parfums qu'elles vendent. Bref, le choix est limité, mais pour les amateurs/trices d'Habanita ou de parfums oubliés, ça peut être un bon plan.


Sous le Parasol,

75, Boulevard de Sébastopol,

75002 Paris.

www.sousleparasol.fr

mercredi 13 mai 2009

Le parfum, une histoire de peau?


Cela vous est-il déja arrivé de percevoir votre parfum différemment selon les jours où vous le portez?

Je me posais justement cette question car il m'arrive en effet de ressentir de légères différences au fil des jours où je porte un parfum. Je trouvais par exemple que les dernières fois où j'ai porté Habanita, celui-ci était légèrement moins subtile et tenace qu'à l'accoutumée. Je récoltais d'ailleurs moins de compliments, aussi n'était peut-être pas qu'une impression.

Je pense pourtant bien conserver mes parfums, à l'abri de la chaleur, de l'humidité et de la lumière. Je m'empressais donc de poser la question sur différents sites de passionnés et c'est ainsi que m'est venue l'idée de faire quelques recherches et d'écrire un post sur le sujet.

Différents facteurs jouent dans notre perception des parfums. Avant toute chose, le choix d'un extrait, d'une eau de parfum ou d'une eau de toilette est crucial. Un extrait de parfum offre généralement une meilleure tenue, une plus belle évolution, tout en étant plus subtile et plus proche de l'idée que le parfumeur se faisait de la fragrance qu'il a créée. On en porte quelques gouttes le plus souvent au creux des poignets ou des coudes, derrières les oreilles, sur la nuque ou dans le décolleté. A l'inverse une eau de toilette est moins tenace par exemple. On la diffuse plutôt sur les vêtements ou sur les cheveux. Le choix de ces différentes concentrations va donc faire que l'on sentira différemment le même parfum d'une personne à une autre selon la manière dont elle le porte.

Mais cela reste avant tout une question de peau. C'est en premier lieu le ph de la peau qui va guider l'alchimie entre un parfum et une personne. Loin des clivages brunes/blondes, c'est ce taux d'acidité qui va faire qu'un parfum tient plus ou moins bien, vire ou évolue différemment d'une peau à une autre. C'est pourquoi, d'ailleurs, on conseille d'essayer un parfum durant plusieurs heures sur le poignet avant de s'emballer ou de le rejeter.

Le taux de lipides jouerait également sur l'harmonie entre un parfum et la peau. D'après le professeur MacLeod, le gras décapite les odeurs en retenant certaines molécules plutôt que d'autres, tandis que le pH influe lui aussi sur le résultat final en captant les substances acides ou basiques. Ainsi, plus un parfum va être riche en matières naturelles, plus il va être complexe, plus on va obtenir de variations selon les peaux.

Un parfum évoluera également différemment selon que l'on a la peau sèche ou grasse. Il semblerait que plus une peau est hydratée, plus elle retient le parfum. Certains conseillent d'ailleurs d'appliquer un corps gras sans parfum (une crème par exemple), sur la peau avant de se parfumer pour mieux capter les notes de votre fragrance favorite et en prolonger la tenue.

Mais l'évolution et la tenue d'un parfum peuvent varier aussi en fonction du stress qui rejaillit sur notre peau. Vous avez peut-être déja constaté que lors des périodes de stress, votre peau se fait plus grasse ou plus grisâtre, vous donnant plus mauvaise mine? Le stress peut donc jouer sur notre peau. Or, lorsqu'on est angoissé, notre peau transpire, et ce phénomène chasse les molécules, provoquant ainsi de désagréables interactions entre le parfum et la peau, explique Jean-Claude Elléna.

L'alimentation aurait aussi son rôle à jouer dans notre rapport avec le parfum. En effet, plus on mange sainement, plus notre peau s'en ressent. Grain de peau affiné, teint plus frais.. autant de signes que ce qu'il y a dans nos assiettes a des répercussions sur notre peau. Il en va de même pour l'alchimie avec le parfum. Les aliments choisis vont donc influencer directement l'évolution du parfum sur la peau. "C'est surprenant de découvrir son parfum réinventé par une sud américaine habituée aux plats épicés ou sur une asiatique au régime opposé", s'étonne Jo Malone.

Bien d'autres facteurs viennent mettre leur grain de sel dans ce phénomène d'alchimie entre un parfum et la peau. La température du corps ou encore les hormones par exemple. Pendant une grossesse ou à l'approche des règles, le parfum pourra être ressenti différemment, avec une certaine acuité. Le climat aussi joue son rôle. Sylvaine Delacourte expliquait récemment sur son blog qu'elle recevait des commentaires différents pour les parfums selon les villes où elle les testait, semble-t-il.

Mais comme précisait Jeanne Doré sur son site, la perception d'un parfum est aussi psychologique. D'une part parce que l'odorat est un sens véritablement lié aux émotions, mais aussi parce qu'on ne percevra pas toujours la même chose selon les jours. Trop focaliser sur le ressenti d'un parfum peut en modifier légèrement notre perception, notre humeur également ou tout simplement le fait d'avoir respiré trop d'odeurs auparavant et d'avoir le nez saturé.

Il y a également un phénomène d'accoutumance olfactive. Une personne qui portera fidèlement le même parfum durant plusieurs années finira par s'y habituer et ne presque plus le sentir, alors que son entourage le percevra très bien. C'est ainsi qu'il y a quelques années, lorsque je portais assidûment Lolita Lempicka, mon maître de stage m'avait fait remarquer gentiment que j'avais un peu la main lourde sur le parfum puisque j'embaumais tout l'étage, alors que moi, je ne le sentais absolument pas! La fatigue olfactive peut quand à elle également modifier notre perception du parfum.

Enfin, la différence de perception d'un parfum peut provenir tout simplement du fait qu'il ait été reformulé comme bon nombre de classiques aujourd'hui. En effet, les témoignages du public lors de l'émission où se sont exprimés Bertrand Duchaufour, Octavian Coiffan et Denyse Beaulieu sur France Inter montraient que de nombreuses personnes ne sont pas dupes et qu'elle perçoivent de légères modifications dans leur parfum favori depuis quelques années.


lundi 27 avril 2009

Plus qu'un an pour profiter de vos parfums préférés...


Si ce titre peut paraître quelque peu alarmant, il n'en sonne malheureusement pas moins juste, surtout pour les adeptes de parfums chyprés, dans la lignée du célèbre Mitsouko de Guerlain, ainsi que ceux des parfums à forte teneur en jasmin ou rose, comme par exemple le non moins célèbre N°5 de Chanel ou encore Joy de Jean Patou...

En effet l'amendement 43 des nouvelles dispositions de l'IFRA porte sur l'interdiction ou sur une si forte limitation de l'usage de certaines matières premières naturelles que certains parfums seront désormais défigurés, surtout au nez de ceux ou celles qui sont fidèles depuis longtemps à un parfum en particulier.

J'ai longtemps hésité avant de me lancer dans l'écriture de ce post, car d'une part mes connaissances en chimie ne sont pas brillantes et, de plus, d'autres l'ont déja fait mieux que moi, je pense à graindemusc, à octavian ou encore à poivrebleu.

Mais au final, plus on en parle, mieux ce sera. J'ai peu d'espoir que cela puisse changer le cours des choses, mais qui sait? Au moins, les gens, autres que les perfumistas, en seront informés, et ça changera peut-être un peu la donne.

Bon, cela n'est pourtant pas un phénomène si nouveau. De nombreux parfums ont déja été reformulés, en prévision de ces restrictions, je pense entre autres à Femme de Rochas, maintenant presque méconnaissable, mais aussi à Mitsouko, dont la reformulation est en revanche réussie si l'on en croit Lucas Turin. Vous même, avez vous peut-être déja constaté qu'un parfum relativement ancien que vous portiez fidélement a légèrement été modifié. Mais ce nouveau règlement sonne définitivement le glas de nombreux parfums, et ce de manière officielle, sans il ne semble, de réelle opposition, contrairement aux mouvements que l'on a pu voir dans d'autres domaines, tels que le vin, lorsque de semblables lois étaient susceptibles de passer.

Ce qui est le plus dérangeant dans ce règlement, c'est le fondement de ces restrictions. Il n'est pas question ici d'éléments naturels cancérigènes par exemple, avec des constatations médicales avérées, non il s'agit de matières premières naturelles simplement et potentiellement allergènes.

Certains parfums peuvent coller la migraine, oui, dans ce cas il suffit de les éviter tout simplement. Je n'ai en revanche encore jamais rencontré de personnes allergiques aux parfums. Je sais bien que chacun est différent, mais je suis bien placée pour en parler, étant abonnée aux allergies diverses et variées.

En effet, j'ai eu une allergie énorme sur le ventre durant plus de dix ans à cause des ceintures et boutons de jeans en niquel, élément que l'on retrouve souvent dans les bijoux fantaisie et dont un bon nombre de personnes développent des allergies. Je précise au passage que cette allergie s'est évanouie du jour au lendemain, sans raison, ce qui porte à croire que beaucoup de réactions ont une forte origine psycho somatique. Avec le temps, et une mère qui a sept chats, je suis devenue un peu allergique aux poils de chat. Je suis allergique à la poussière, aux acariens, et même à certains fonds de teint, les rares fois où j'en use, vendus en pharmacie pourtant. Il m'arrive même d'être allergique à ma propre transpiration, c'est pour dire! Et curieusement, malgré un tel terrain propice aux allergies, je n'ai jamais développé la moindre réaction à un parfum.

Ce qui me fait dire que le parfum ne semble pas, à première vue, déclencher des ravages médicaux. Surtout, je me demande pourquoi il n'y a aucune loi règlementant l'usage du niquel dans les boutons de jean et autres accessoires, je me demande aussi pourquoi on n'interdit pas le méthylparaben, présent dans de nombreuses crèmes hydratantes, censé pourtant être cancérigène. Et surtout, bien que fumeuse, pourquoi aucun des additifs rajoutés dans les cigarettes, dont le fléau est pourtant plus qu'avéré, n'a jamais fait l'objet d'une quelconque réglementation. Question d'intérêts financiers? On peut s'interroger, au vu du coût des matières premières naturelles.

Outre le fait de ne pas retrouver sa fragrance favorite, ce règlement pose d'autres problèmes, dont celui de la transparence. En effet, est-il normal de vendre le même flacon, avec le même nom, la même boite, et surtout le même prix, alors qu'il ne s'agira plus de la même formule, et ce, sans qu'aucune communication n'ait été faîte au consommateur?

N'aurait il pas été plus judicieux, voire logique, comme cela se fait aujourd'hui pour les cigarettes et l'alcool, et comme l'ont suggéré de nombreux bloggeurs, d'aposer simplement une mention légale sur l'emballage, précisant que le parfum peut potentiellement provoquer des allergies?

Autre interrogation découlant de ce règlement: à terme, si les parfums reformulés ne plaisent plus, ceux-ci ne se vendront plus aussi bien, mettant ainsi en péril l'existence de tout un patrimoine olfactif, que l'on ne retrouve aussi développé qu'en France. De nombreux classiques, voire chefs d'oeuvre, pourraient alors disparaître.

A l'heure actuelle, il est difficile de dresser la liste des parfums qui risquent d'être réellement endommagés, mais on ne saurait trop conseiller de stocker, pour ceux qui le peuvent, leurs parfums préférés, surtout s'ils comportent une forte concentration dans les éléments suivants: la mousse de chène, indispensable aux parfums chyprés, mais aussi, le jasmin et la rose, tous trois, entre autres, dans le colimateur de l'IFRA.

Plus largement, ce mouvement s'inscrit dans une politique globale assez alarmante je trouve. De nombreuses entreprises polluent tous les jours, mais c'est à nous, citoyens, de faire attention et de restreindre sans cesse nos plaisirs, qu'il s'agisse de mode, de cuisine ou de vie de famille tout simplement. Certes, nous avons tous des gestes élémentaires à adopter pour le respect de notre planète et celui des autres, mais je pense que les plus grands maux que subit l'environnement aujourd'hui proviennent certainement plus du profit qui guide les productions polluantes que de notre mode de vie. Cela fait belle lurette que je n'ai plus la télévision chez moi au vu des programmes navrants que l'on y propose, mais lorsqu'il m'arrive de feuillleter un programme télé, je suis toujours atterrée par la pauvreté intellectuelle qu'on y trouve, comme si c'était plus simple d'abêtir le public à petit feu. Tout est moins piquant, même faire la fête sur Paris par exemple est devenu compliqué au vu des lois restreignant les libertés. Tout devient de plus en plus fade. Et je ne sais pas pourquoi mais ce règlement relatif aux parfums me semble tout à fait cohérent avec ce mouvement général, celui d'un monde sans saveurs.