Affichage des articles dont le libellé est Maisons de parfum. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Maisons de parfum. Afficher tous les articles

mercredi 22 avril 2009

Les parfums Memo


J'ai découvert il y a peu les parfums Memo, grâce à un ami qui travaille dans leur petite boutique de la rue des Saint-Pères, Paris 7ème.


Cette marque fraîchement venue dans l'univers de la parfumerie de niche a pour originalité de proposer des parfums sur le thème du voyage. La créatrice de Memo souhaite en effet que chaque parfum retranscrive l'atmosphère d'un pays, d'un lieu qui l'a personnellement émue.

Les cinq parfums de la collection Les Echappées, issus de souvenirs à travers le monde, Inle, Lalibela, Siwa, Sundance et, plus récemment, Jannat, ont tous été composés par Aliénor Massenet.

J'ai un petit faible pour Siwa, et sa "vanille dénudée d'une céréale". Inspiré de souvenirs d'Egypte, d'une ville pleine de douceur et d'histoires d'amour, ce parfum offre une vanille douce, peu gourmande ou sucrée, aux accents fleuris. Suave, discrète, cette vanille est ici travaillée de manière originale, avec des zestes de pop corn et de whisky.

On sent bien aux premières notes de Siwa les aldehydes qui viennent chatouiller le nez et apporter de l'élégance au parfum, tandis que la canelle lui donne d'emblée un aspect chaud, légèrement baumé. C'est seulement après les notes de coeur de narcisse absolu et de whisky que se dévoilent enfin la vanille absolue, les musks et le pop corn. Malheureusement, ce parfum ne tient pas très longtemps sur ma peau. A la différence des autres parfums de la gamme, celui-ci ne laisse que très peu de sillage.


Lalibela, parfum joyeux, idéal pour les beaux jours, évoque l'Ethiopie. Construit autour d'une "rose mystique", ce parfum se pare, à mon nez, d'accents exotiques, peut-être en raison des notes de tête de coco orchid, associées à la pivoine, qui entourent la rose. Cet aspect radieux se fait plus chaud et ensoleillé à mesure que se déploie la vanille en note de coeur, accompagnée du patchouli et du jasmin. S'ouvrant d'abord sur un côté lacté, ce parfum évolue ensuite vers des tons plus terreux, que confirment ses notes de fond: tabac absolu, encens, bois et notes musquées.

Lalibela est assez original, car il est à la fois chaud et frais, il a un côté sirupeux, qui semble être d'ailleurs la signature des parfums de cette marque, mais particulièrement accentué ici. A noter qu'on imagine d'abord ce parfum féminin, mais il passe aussi bien, de manière surprenante, sur un homme. Pour finir, s'il sait se faire léger et doux, il reste présent avec une très bonne tenue.


Autre parfum qui m'a assez séduite, Sundance, construit autour de la tubéreuse, bien que je n'affectionne pas particulièrement cette matière d'ordinaire. Evoquant l'Utah et son festival de cinéma, ce parfum associe la tubéreuse à la poire et aux piments pour en faire une essence plutôt sexy je trouve. Très agréable à porter parce qu'à la fois présent et léger, ce parfum s'ouvre sur de notes de bergamote, de poire et de citron, lui donnant un aspect frais et hespéridé, au début, pour se réchauffer ensuite autour de la tubéreuse, de l'absolu piment, du tiaré et de l'iris. Le tout s'épanouit enfin sur des tons de santal, de muscs et de fève tonka. A la fois doux et sensuel, Sundance offre aussi une bonne tenue.

Les deux autres, Inle et Jannat, m'ont moins marquée, mais Inle, aux accents boisés inspirés de la Birmanie, est assez élégant sur un homme. Construit autour de l'osmanthus, du jasmin et de la bergamote, il sait, comme tous les autres parfums de la marques, s'adapter aussi bien aux hommes qu'aux femmes.

Jannat, quant à lui, désigne les fleurs du paradis. Doux, construit autour de la fleur de frangipanier, ce parfum évoque le soleil, loin des parfums habituellement trop sucrés liés aux vacances. Exotique mais discret, aux accents verts, Jannat est frais, teinté de notes d'agrumes et de néroli, que viennent réchauffer les muscs et la fève tonka en notes de fond. Suave, mais pas gourmand.

Vous trouverez également dans cette petite boutique de Saint-Germain toute une collection de bougies et de parfums d'ambiance, toujours sur le thème du carnet de voyages. Vous pourrez donc y acheter aussi bien une bougie Sexy Saint Tropez, aux accents de champagne et de tubéreuse, qu'un parfum d'ambiance évoquant Grasse, construit autour du jasmin, que Capri Caprese, composé, entre autres, de tomate verte!



En attendant de pouvoir découvrir tout cet univers aux galeries Lafayettes, les créations Memo sont disponibles au 60 rue des Saint Pères, 75007 Paris.
http://mymemo.com

vendredi 17 avril 2009

Plaisir olfactif à Nolita....

Le Labo a été créé par Fabrice Permot et Edouard Roschi (L'oréal) à New York au cours de l'année 2006. En se baladant vers Soho puis Nolita, il était donc difficile de passer à côté. Parmi les nouvelles maisons de parfumerie de niche, Le Labo se distingue en misant sur la personnalisation des parfums, que l'on peut retrouver en France, au magasin Colette, à Paris.

Le principe est que chaque parfum porte le nom de la fleur dominante et d'un numéro correspondant aux nombres d'ingrédients de la formule. L'originalité de cette marque est de composer le parfum sous vos yeux et d'y apposer ensuite une étiquette à votre nom. De mon ressenti et en parcourant les impressions des perfumistas, les créations du Labo sont intéressantes mais leur prix peut vraiment être déroutant.


Dans une petite boutique au look simple d'Elizabeth Street, on peut donc y découvrir diverses compositions créées autour d'un élément central provenant de Grasse. C'est d'ailleurs le thème de leur site "Grasse-New York".





J'en suis ressortie avec au moins dix mouillettes, ce qui n'est pas l'idéal pour ressentir vraiment un parfum. Cependant elles embaument délicieusement mon sac à main depuis mon retour. On ne peut pas retrouver les mêmes créations de la marque partout puisque certains parfums sont dédiés exclusivement à une ville, comme le récent Vanille 44 pour Paris. La vendeuse me l'a pourtant gentiment fait sentir sur place à Nolita, bien qu'il soit difficile de s'en faire une idée précise après avoir senti près de dix parfums différents. J'ai néanmoins trouvé cette vanille suprenante, peu culinaire ou gourmande, plutôt fraîche voire un peu acre.

Créée par Alberto Morillas, dont j'aime notamment beaucoup Intuition d'Estée Lauder, cette vanille se compose en fait principalement d'ambre et d'encens, pour se dévoiler ensuite plus en profondeur sur les notes de fond. Il semble qu'il y ait des petites touches de bergamote et de mandarine en notes de tête, qui expliquent peut-être ma surprise et cette sensation de fraîcheur. Ce parfum se fait ensuite plus boisé, probablement grâce au gaïac, à l'ambre, à l'encens et ... à la vanille.


J'ai également senti leur best-seller, Rose 31, plutôt dédié aux hommes mais pas exclusivement. C'est également très surprenant. On distingue la rose évidemment, mais elle est ici très opulente, et elle m'a semblée presque orientale. En effet, cette rose s'accompagne ici de nombreux éléments, dont le cumin, le poivre, la noix de muscade, le clou de girofle, de l'ambre, du vétiver.... Bref il s'agit d'une rose très épicée, que je serais curieuse de sentir sur un homme.



Celui qui m'a le plus marquée je crois, c'est Labdanaum 18, qui offre une ressemblance troublante avec Shalimar, sur mouillette, puis sur la peau. C'est bien sûr, du coup, un de mes préférés, bien que l'on puisse rester perplexe face à une telle ressemblance. Il est plus doux, peut-être plus citronné au départ, et globalement plus boisé ensuite, mais le lien est frappant. Il semble que Patchouli 24 donne la même impression mais je ne l'ai pas senti, étant peu adepte du patchouli. J'ai lu que quelqu'un comparait également Labdanaum 18 à Musc Ravageur qui évoque lui aussi Shalimar.


Iris 39 m'a également séduite, tout comme Jasmin 17, où, comme j'ai pu le lire sur auparfum.com, c'est la fleur d'oranger qui m'a "sauté au nez". Néroli 26, Fleur d'oranger 27... autant de parfums que j'ai respirés fugacement mais pas assez longuement pour pouvoir en parler. Pour finir, Oud 27, récemment sorti dans toutes les villes du Labo, décrit comme une ôde aux mille-et-une nuits, pour ses effluves orientales par excellence, est un parfum très opulent, sensuel, bien qu'il n'ait pas à priori ma préférence.


D'une excellente tenue, Oud 27 est assez original. A la fois animal, solaire et huileux, il semble contenir de la rose, de l'ambre, peut-être du jasmin, du miel, et de la fleur d'oranger, à mon nez en tout cas. En regardant sa composition, on y découvre aussi des notes de safran, de patchouli, et de gaïac, décidément souvent présent dans les parfums de cette maison.


Pour conclure, j'aurais peut-être bien craqué pour Labdanaum 18 si ma carte bleue ne m'avait pas lâchement abandonnée ce jour là.






lundi 16 mars 2009

La maison de parfum Houbigant

Lorsqu'avec ma mère, petite, nous arpentions les antiquaires et les brocanteurs, nous recherchions de beaux flacons anciens et c'est ainsi que nous avons chez nous de belles éditions de flacons de Guerlain, mais aussi d'autres parfumeurs tels que Lancôme ou Bourgeois par exemple.

Outre Guerlain (dont ma mère rêvait de trouver le fameux flacon en forme de tortue), une autre grande maison de parfums me fascinait, Houbigant. Je ne sais pas vraiment pourquoi, si c'est parce que nous avions senti Quelques Fleurs, (déja reformulé pourtant), parfum le plus connu de cette marque et un des seuls encore produits aujourd'hui avec Demi-jour il me semble. Ou si c'était son passé flamboyant désormais révolu qui m'intriguait.

Toujours est-il que nos recherches se concentraient souvent sur Houbigant, jadis grand parfumeur, aujourd'hui presque tombé dans l'oubli. Cotoyant des grands noms tels que Coty, cette maison était en effet très connue au début du XXème siècle. Faute de rentabilité dans les années 90, Houbigant fut repris en 1993-94 par une autre firme pour distribuer ses parfums, Renaissance Cosmetics Inc, avec qui il y eût des démélés en justice, la célèbre maison lui reprochant notamment d'édulcorer ses formules.

Cette entreprise de parfums voit le jour en 1775 lorsque Jean-François Houbigant ouvre sa boutique au 19, rue Saint-honoré à Paris. Destinée à l'origine à la vente de parfums, mais aussi de chapeaux et de corbeilles de mariage, cette boutique se nomme "A la Corbeille aux fleurs".

Fournisseur de la Cour, de la Noblesse et du Clergé, Houbigant comptait en effet parmi ses clients Marie-Antoinette, la princesse Aldélaïde d'Orléans, ou encore Alexandre III de Russie. Développant une gamme de fards, de poudres et de parfums, son premier succès est Fougère Royale, créé par Paul Parquet, en 1882, construit autour d'un accord de mousse de chêne, de géranium, de bergamote et de coumarine de synthèse, ce qui était novateur à l'époque.


(Les petits poudriers de la marque portant l'enseigne de la maison, les corbeilles de fleurs, sont également recherchés par les brocanteurs. )

A partir de cette époque, la marque se développe à l'étranger, de l'Angleterre aux Etats-Unis, en passant par la Hollande, l'Italie ou la Roumanie. Durant cet essor, Paul Parquet crée entre autres Le parfum Idéal (1908) et Coeur de Jeanette (1910).
Le plus grand succès d'Houbigant reste Quelques fleurs, créé en 1912/13 par Robert Bienaimé, qui ouvrira plus tard sa propre maison de parfums. Considéré comme le premier vrai floral classique, il aurait inspiré le choix du N°22 par Coco Chanel parmi les créations d'Ernest Beaux ayant suivi le fameux N°5.



Je n'ai pas senti l'ancienne version de Quelques Fleurs, (du moins je ne l'ai plus en tête). J'en ai dans certains vieux flacons du début du siècle, mais je ne m'en suis jamais servie pour me parfumer. L'actuelle version, reformulée offre un parfum très fleuri, très romantique, à base de bergamote, de rose, de jasmin, que viennent compléter le santal et le musc.

D'autres créations suivront au cours de la première moitié du XXème siècle, La Rose France, Floraison, Celle que mon coeur aime, Farandole, et bien d'autres encore, même après la guerre, sous la direction, entre autres, de Marcel Paul Schving Billot.



Parmi les parfums connus qui ont ponctué l'histoire de cette maison de parfums, on retrouve Chantilly, sorti en 1941, puis plus tard, Lutèce et Raffinée (1984). Un des derniers parfums connus d'Houbigant fût Demi-jour (1987), à la fois sucré et fruité, si je me souviens bien, dont on peut se demander si c'est une réédition du parfum éponyme de 1932?

Avec pas moins de 150 créations depuis Fougère Royale, Houbigant a marqué notre siècle sans savoir pour autant transmettre son héritage aux générations futures. En effet, la marque semble aujourd'hui tombée en désuétude, seuls Quelques Fleurs et Demi-jour sont encore produits, mais reformulés et peu connus du grand public.

Racheté par d'autres entreprises qui continuent à distribuer ces deux parfums, Houbigant n'a pas su s'adapter aux temps modernes semble-t-il et c'est pourquoi on peut en admirer aujourd'hui les vestiges principalement chez les antiquaires. Mais elle laisse derrière elle un grand parfum célèbre pour avoir ouvert la voie aux parfums fleuris et de magnifiques flacons à collectionner.

mercredi 18 février 2009

Quelques parfums Cartier ....

Cartier n'est pas seulement un joaillier de renom, c'est aussi une maison connue pour ses parfums. Malgré quelques sorties décevantes, comme celle de Délices par exemple, relativement fade et banal, Cartier nous réserve aussi de bonnes surprises, à l'instar du parfum pour homme Déclaration.

Le baiser du dragon, un parfum pour femme aux notes prononcées de vétiver, s'est également distingué des autres fragrances lors de l'année 2003.


En effet, on ne peut reprocher à ce parfum d'être insipide. Certain(e)s pourront le trouver trop fort ou entêtant, d'autres intéressant ou sensuel, mais il ne laisse pas indifférent.

Un peu trop puissant pour la journée à mes yeux, ou à mon nez, plutôt, Le Baiser du dragon est un oriental féminin empruntant aux fragrances pour homme un de leurs ingrédients favoris, le vétiver. Le fait est, qu'en l'essayant, les premières heures me surprennent et me laissent perplexe car j'ai l'impression de porter un parfum pour homme.

Les notes d'amaretto, de néroli, de gardénia, puis d'iris, de cèdre et de musc, s'épanouissent peu à peu sur une sensation prononcée de patchouli, accompagné de benjoin et d'ambre, et, bien sûr, de vétiver. Je ne porterais pas ce parfum car il a quelque chose de presque trop fort, mais l'opulente odeur sucrée-caramélisée-patchoulisée laisse place, au fil des heures, à une odeur douce, suave, et sensuelle, des plus agréables. Que l'on aime ou pas, c'est une création intéressante dans la parfumerie de masse de ces dernières années.

Mais lorsqu'on évoque Cartier, c'est son célèbre "Panthère" qui me revient en mémoire.



Petite, j'adorais le flacon, la publicité, et le nom du parfum, bien que le "jus" ne me séduisait pas vraiment.

Le parfum en lui-même m'attire plus aujourd'hui. Dans ce flacon décoré de l'animal fétiche de Cartier, on respire un floral oriental original. Je le qualifierais de doux aux accents épicés, car les effluves fleuries laissent vite place à des notes poivrées.

En effet, Panthère se compose de mandarine et de fleur d'oranger en tête, puis de jasmin, tubéreuse et gardénia en notes de coeur. Celles-ci se laissent enfin surprendre par la fève de tonka, le santal et le patchouli.

C'est curieux car j'en avais gardé un souvenir assez capiteux, et c'est en effet ce qu'on peut lire sur Panthère de Cartier. C'est peut-être parce que mon échantillon est une eau de toilette mais sur moi on dirait presque un parfum de peau. Il se fait très discret sur la mienne en tout cas, tout en laissant derrière lui un léger sillage sensuel.

Panthère de Cartier est un parfum très Femme, avec un grand F. On l'imagine bien sur une belle robe noire par exemple. C'est un beau parfum mystérieux, qui a une véritable présence, mais toute en retenue. Quelque part, il porte bien son nom, car tel un félin, on le sent là, calme, mais prêt à bondir.

mercredi 11 février 2009

Divinité au Bon Marché.


Juste quelques mots pour signaler que les Parfums de la marque Divine sont désormais distribués au Bon Marché.

Si cette marque confidentielle n'a pas réellement besoin de publicité, puisque ses parfums s'arrachent aussi bien en Europe qu'aux Etats-Unis, son installation au Bon Marché permet néanmoins de s'ouvrir à un plus large public. C'est l'occasion de se faire connaître auprès de ceux qui n'avaient pas eu la chance de découvrir ses créations. (L'Homme de Coeur, l'Etre aimé, L'inspiratrice, l'Ame Soeur...)





Dès lors, une question s'impose: est-ce une bonne chose de se faire connaître d'un plus grand public? Cela appelle des réponses partagées...

D'un côté, on ne le souhaite pas, car on voudrait que son parfum reste confidentiel, guidé(e) par l'envie d'une fragrance unique, d'être unique, quelque part. Mais étendre la clientèle d'une telle petite marque est cependant porteur d'espoir pour la parfumerie.

En effet, le succès de petits parfumeurs -mais non moins créatifs -peut "éduquer" le grand public trop tourné vers les nouveautés plus fades et communes que l'on pousse à vendre pour le chiffre à tout prix, chez Séphora, Marionnaud et Nocibé.

Par ailleurs, le fait que de tels parfums peu connus se vendent, permet de faire prospérer cette voie, et, par là même, d'encourager la création, en marge des lois du marketing. Ainsi, ces parfums ne tombent pas en désuétude au profit de ceux des grands groupes et ces petites maisons peuvent continuer de vivre et de créer, pour notre plus grand plaisir.

Leur indépendance et leur existence devient aujourd'hui cruciale pour l'univers du parfum, à une époque où des maisons de renommée, tels que Guerlain notamment, massacrent leurs chefs d'oeuvre (et le patrimoine culturel français), tout en lançant des nouveautés le plus souvent indignes de leur héritage, à l'exception de quelques gammes tels que l'Art et la Matière par exemple.