jeudi 18 juin 2009

Vanille Tonka, de Patricia de Nicolaï

Ca fait quelque temps que j'ai très envie de découvrir les parfums de Patricia de Nicolaï. Avant de pouvoir m'offrir une petite excursion "parfum" dans leur boutique rue de Grenelle, une gentille "b-testeuse" m'a envoyé un échantillon de Vanille-Tonka qui faisait partie de ceux que je voulais connaître, avec Sacrebleu, Le Temps d'une fête ou encore Odalisque.


Patricia de Nicolaï a été sensibilisée dès son enfance aux parfums puisque son oncle n'est autre que Jean-Paul Guerlain. Après des études à l'ISIPCA, et un prix du meilleur parfumeur créateur en 1988, elle lance sa propre maison de parfums.

Vanille Tonka s'ouvre sur une sensation assez spéciale, un mélange de notes chaudes mélangées à quelque chose de plus "vert", qui lui donne presque un aspect camphré et médicinal. Cette facette un peu "verte" mélangé aux ton chauds de la vanille, est probablement dûe aux notes de tête, hespéridées, à base de basilic, de citron et de mandarine.

Cette sensation s'estompe à mesure que se réchauffe le parfum, pour s'épicer un peu, au contact du poivre, de la fleur d'oranger, de l'oeillet et de l'essence de cannelle. Le tout devient plus fumé, avec un côté un peu encens, note qu'il contient d'ailleurs dans le fond, au côté de la vanille et de la fève tonka. Il y a quelque chose d'assez vanillé sombre qui m'évoque du chocolat très noir, qu'on aurait mélangé avec un du thé lapsong su chong, en raison des notes boisées, fumées.

Le tout s'adoucit peu à peu, les notes fumées s'atténuent comme si elles jouaient en sourdine pour laisser place à une texture plus veloutée. Certaines facettes du parfum m'évoquent un peu Un bois vanille de Serge Lutens, probablement pour le côté vanille associée à un côté plus boisé, terreux, sec. Mais là où l'on compare parfois Un bois vanille à du chocolat au lait, Vanille Tonka m'évoque plutôt du chocolat noir, brut, très dosé en cacao, très fin, et ça tombe bien, c'est comme ça que j'aime le chocolat.

Ce parfum, qui me renvoie aussi à un univers de couleurs noires et vertes sans que je ne sache vraiment pourquoi, s'adoucit de plus en plus pour se sucrer légèrement, laisser place à de belles notes vanillées, plus féminines et sensuelles sur la fin, mais loin de toute sensation alimentaire.

mardi 9 juin 2009

Chamade, de Guerlain.

Créé en 1969 par Jean-Paul Guerlain, Chamade est une ôde à l'amour, au coeur qui bat la chamade, comme son nom l'indique.

Chamade signifie à l'origine "battre en retraite". L'expression du "coeur qui bat la chamade" évoque la capitulation devant l'amour, phénomène auquel est dédié ce parfum.



Le rapport à l'amour dans ce parfum est magnifié par ce beau flacon en forme de coeur renversé, qui symbolise le coeur traversé par une flèche (Cupidon?). Inspiré par le roman éponyme de Françoise Sagan, et dit-on, créé en hommage à Brigitte Bardot, Chamade a été conçu dans une époque significative, celle de la libération des femmes, et des moeurs, comme l'évoque notamment l'année de sa création, 1969, "année érotique". La publicité de ce parfum est également très belle, et illustre assez bien une certaine sensualité qui se dégage tant du parfum que de l'univers qui l'entoure.



Chamade s'ouvre sur des notes assez vertes, fraîches sans être forcément légères, de galbanum, de jacinthe et de bergamote, entre autres. Il évolue ensuite sur un beau bouquet floral, qui se fait plus capiteux à mesure qu'évolue le parfum, grâce aux effluves de jasmin, de ylang-ylang, (que je sens, pour ma part, très présent), et de bourgeon de cassis, qui était alors, pour la première fois, utilisé en parfumerie.

Le parfum se réchauffe alors, tout en devenant plus moelleux et poudré, savonneux. Il donne l'impression de sentir un bouquet où la rose serait assez capiteuse, alors que celle-ci ne semble pourtant pas entrer dans sa composition. La vanille, puis le vétiver, le santal et le benjoin en notes de fond, viennent apporter une dimension sensuelle et légèrement orientale au parfum, donnant au fond un petit côté "guerlinade" propre aux parfums Guerlain.

Personnellement, ce sont surtout les notes de coeur et de fond que je préfère dans Chamade. Ce parfum me fascine depuis que j'ai découvert l'univers Guerlain, provoquant un véritable rapport attraction-répulsion. En effet, depuis mes 15 ans, tout m'attire dans ce parfum, le nom, le flacon, l'univers, certaines notes du parfum, mais à chaque fois que je le sentais, j'avais souvent du mal à le supporter, quelque chose m'étouffait, m'oppressait, peut-être cet aspect "bouquet de rose " très capiteux qui peut écoeurer certaines personnes.

Mais depuis quelque temps, ce rapport tire vraiment plus vers l'attraction. J'aime son côté très femme, généreux, chaud, (tout en étant mêlé aux notes vertes), même si cette sensualité se dévoile moins facilement que dans Shalimar par exemple. Un beau parfum que j'apprivoise peu à peu (même si l'Heure Bleue reste de loin mon préféré...).


vendredi 5 juin 2009

Mi Fa, de Réminiscence

La marque connue pour ses bijoux et pour ses parfums Patchouli, Ambre ou Rem, a sorti l'an dernier une collection intitulée "Les Notes Gourmandes". On y retrouve donc 4 parfums, Si Do, Sol la, Do ré et Mi Fa, dont j'ai envie de parler aujourd'hui.


Dans son flacon tout rose, Mi Fa évoque les bonbons, les macarons et autres sucreries. Il donne donc le ton puisqu'il s'agit en effet d'un parfum gourmand. Il est censé évoquer la guimauve, ce qui est en effet très réussi sans toutefois être écoeurant. Il serait peut-être un peu trop sucré pour moi pour le porter au quotidien, je ne sais pas, mais il est charmant et très sexy dans son style.

L'ouverture de ce parfum m'a surprise, car je m'attendais, de par la description, à quelque chose de très sucré gourmand, or si cet aspect est bien présent, une note fraîche vient en contre-balancer l'effet. Sur le coup cette note m'est presque apparue aquatique, marine et je me suis demandée si mon nez ne me jouait pas des tours.... C'est en lisant ensuite sa composition et d'autres commentaires que j'ai mieux compris, puisque le parfum comporte de la bergamote, de la mandarine, de l'orange, du romarin et de la menthe en tête qui viennent rafraîchir le côté guimauve du "jus".

Sur ce départ qui m'a d'ailleurs évoqué l'aspect vanille marine de Loulou Blue, amplifié peut-être par la présence du jasmin en coeur, Mi Fa évolue sur des notes plus amandées, où percent des effluves de fleur d'oranger et de poivre, ce qui lui confère une facette un peu "dragée" . Il s'épanouit ensuite sur de la vanille assez présente, de l'ambre et un peu de patchouli dans le fond, ce qui prolonge cet effet sucré, sensuel et gourmand.

Le tout en fait un parfum chaud, jeune, sexy, voire un peu coquin, tout en étant joyeux. Mais il n'est pas pour autant réservé aux jeunes filles. Si Angel dans le style très gourmand/culinaire m'indispose, celui-ci a quelque chose d'un peu addictif et de plus subtile à mon nez car il associe au côté guimauve de la douceur. D'une bonne tenue, ce parfum nécessite en revanche qu'on ait la main légère, car, à mon avis, à forte dose il peut se faire écoeurant.

vendredi 29 mai 2009

Bois Farine de l'Artisan Parfumeur


Surprenant parfum que ce Bois Farine de l'Artisan Parfumeur. Il rend hommage au bois de senteur blanc, qui règne sur l'Ile de la Réunion, et dont les fleurs rouges exhalent une odeur de farine. Jean-Claude Ellena nous en restitue ici toute la saveur et la particularité dans un parfum original, à la fois sec et gourmand, boisé et sucré, poudré et lacté.

Au premier abord, le nom peut surprendre. Comment un parfum peut-il mettre en valeur l'odeur de farine? Et pourquoi? C'est ici tout en chaleur et sensualité qu'il en recrée l'idée, mais plutôt dans le sens d'une pâte à gâteau saupoudrée de multiples arômes, sans pour autant tomber dans le style alimentaire.

Les premières effluves ont quelque chose de sec et boisé. On y sent un peu la noisette, mélangée à de l'amande ou de la vanille, des notes un peu sucrées. L'iris vient peu à peu s'y mêler, lui donnant un aspect poudré, plus doux. Puis le parfum devient vraiment boisé, grâce aux notes de santal notamment, tout en gardant étrangement une facette lactée, un peu gourmande. Au fil des heures, ce sont vraiment les notes boisées qui restent, douces, fumées et légèrement épicées.

Difficile de décrire ce beau parfum aux multiples facettes qui évoque les Iles, sans tomber dans l'écueil de l'archi sucré. Tour à tour sec, gourmand, enveloppant, réconfortant, Bois Farine parvient a dégager quelque chose de très chaud, d'exotique, mais tout en subtilité et finesse.

La tenue n'est en revanche pas exceptionnelle, pour peu qu'on ait la main légère.

mardi 26 mai 2009

L'attrape-coeur....

Et non, pas celui de J-D Salinger, mais le parfum de Guerlain, connu d'abord sous le nom de Guet-Apens en 1999, puis réédité cette année sous la forme de Vol de Nuit Evasion.

On peut trouver Attrape-Coeur dans la Collection Les Parisiennes, dans son flacon abeilles, aux boutiques Guerlain (Champs Elysées, rue Tronchet...). Quel beau parfum tout en romantisme et sensualité je trouve...



S'ouvrant sur des notes de rose, de pêche et de violette, L'Attrape-Coeur s'épanouit ensuite sur des tons de jasmin et d'iris, assez présent. Viennent alors le santal, l'ambre, la vanille et des notes boisées qui en font un beau parfum aux notes orientales. Celles-ci sont d'ailleurs également très présentes. Tout en devenant chaud, vanillé, ambré, voire un peu poivré (santal), ce parfum se poudre agréablement pour alterner douceur et sensualité.

On retrouve à la fois ce côté poudré qui donne une charme rétro et classique aux parfums, associé à la guerlinade et ses notes de baumes et de vanille, si caractéristique de la maison Guerlain.

Sa tenue est surprenante, car on a parfois l'impression qu'Attrape-Coeur s'est évaporé, et puis on le retrouve au détour d'une bouffée d'air ou d'un geste, toujours présent, chaud, tout en élégance et subtilité.

Un seul regret, pourquoi ce parfum si digne de la tradition Guerlain n'est-il disponible qu'en collection limitée...?

lundi 25 mai 2009

Iris Ganache de Guerlain, Collection l'Art et la Matière.

Ayant beaucoup apprécié Cuir Béluga, mais n'étant pas forcément fan de toutes les dernières sorties Guerlain, j'étais néanmoins curieuse de découvrir certaines de leurs créations récentes, de l'Art à la Matière, aux Elixirs Charnels.




Iris Ganache m'intriguait, à la fois parce j'adore l'iris et que j'étais curieuse d'une association gourmande avec cette note, mais aussi parce qu'il semblait diviser les perfumistas. Né du souvenir de Sylvaine Delacourte d'avoir senti une variété d'iris dont l'odeur lui évoquait celle du chocolat, ce parfum a été composé par Thierry Wassler.

Après un départ très sucré, où l'on sent l'iris poindre au coeur d'un nuage gourmand et praliné, quelque chose m'a étrangement évoqué Lolita Lempicka. Cela peut sembler bizarre puisque ce dernier est plutôt connu pour être construit autour d'un accord anis-réglisse.

Mais Lolita se fait plus ou moins sucré ou anisé selon les peaux, frais ou oriental. Sur moi ce sont les notes d'iris associées à un fond praliné, vanillé, qui ressortent le plus, ce qui explique peut-être mon impression.


Cette sensation ne dure pas mais cet accord iris-chocolat-vanille m'a, de fait, surprise. Comme si une note un peu verte, fraîche, venait se marier à un fond très gourmand, à la manière de l'anis et des notes pralinées de Lolita.

Sur un départ bergamote-canelle qui se pare ensuite de chocolat blanc, de beurre d'iris, de patchouli et de cèdre en notes de coeur, Iris Ganache s'épanouit sur un fond d'ambre, de vanille et de muscs, tandis que l'iris se mue peu à peu en violette. Autant le coeur m'a séduite pour cet iris plus chaleureux qu'on ne le connaît habituellement, autant j'ai aimé cette dualité iris-notes gourmandes, autant le fond, bien que poudré, est un peu plus commun. Ces tons vanille-chocolat sont charmants, mais moins surprenants par rapport aux parfums récents, l'accord gourmand vanillé chocolaté ayant été revisité sous toutes ses formes de nos jours en parfumerie.

Il n'en reste pas moins un beau parfum, intéressant, chaleureux, sexy, jeune tout en étant élégant. Ce n'est pas mon préféré de la maison, (lui préférant les éternels classiques L'Heure Bleue, Shalimar, Après l'Ondée, ou, encore Chamade), ni même mon favori de la Collection L'Art et la Matière, mais j'ai trouvé cet oriental boisé vanillé séduisant.


mercredi 13 mai 2009

Le parfum, une histoire de peau?


Cela vous est-il déja arrivé de percevoir votre parfum différemment selon les jours où vous le portez?

Je me posais justement cette question car il m'arrive en effet de ressentir de légères différences au fil des jours où je porte un parfum. Je trouvais par exemple que les dernières fois où j'ai porté Habanita, celui-ci était légèrement moins subtile et tenace qu'à l'accoutumée. Je récoltais d'ailleurs moins de compliments, aussi n'était peut-être pas qu'une impression.

Je pense pourtant bien conserver mes parfums, à l'abri de la chaleur, de l'humidité et de la lumière. Je m'empressais donc de poser la question sur différents sites de passionnés et c'est ainsi que m'est venue l'idée de faire quelques recherches et d'écrire un post sur le sujet.

Différents facteurs jouent dans notre perception des parfums. Avant toute chose, le choix d'un extrait, d'une eau de parfum ou d'une eau de toilette est crucial. Un extrait de parfum offre généralement une meilleure tenue, une plus belle évolution, tout en étant plus subtile et plus proche de l'idée que le parfumeur se faisait de la fragrance qu'il a créée. On en porte quelques gouttes le plus souvent au creux des poignets ou des coudes, derrières les oreilles, sur la nuque ou dans le décolleté. A l'inverse une eau de toilette est moins tenace par exemple. On la diffuse plutôt sur les vêtements ou sur les cheveux. Le choix de ces différentes concentrations va donc faire que l'on sentira différemment le même parfum d'une personne à une autre selon la manière dont elle le porte.

Mais cela reste avant tout une question de peau. C'est en premier lieu le ph de la peau qui va guider l'alchimie entre un parfum et une personne. Loin des clivages brunes/blondes, c'est ce taux d'acidité qui va faire qu'un parfum tient plus ou moins bien, vire ou évolue différemment d'une peau à une autre. C'est pourquoi, d'ailleurs, on conseille d'essayer un parfum durant plusieurs heures sur le poignet avant de s'emballer ou de le rejeter.

Le taux de lipides jouerait également sur l'harmonie entre un parfum et la peau. D'après le professeur MacLeod, le gras décapite les odeurs en retenant certaines molécules plutôt que d'autres, tandis que le pH influe lui aussi sur le résultat final en captant les substances acides ou basiques. Ainsi, plus un parfum va être riche en matières naturelles, plus il va être complexe, plus on va obtenir de variations selon les peaux.

Un parfum évoluera également différemment selon que l'on a la peau sèche ou grasse. Il semblerait que plus une peau est hydratée, plus elle retient le parfum. Certains conseillent d'ailleurs d'appliquer un corps gras sans parfum (une crème par exemple), sur la peau avant de se parfumer pour mieux capter les notes de votre fragrance favorite et en prolonger la tenue.

Mais l'évolution et la tenue d'un parfum peuvent varier aussi en fonction du stress qui rejaillit sur notre peau. Vous avez peut-être déja constaté que lors des périodes de stress, votre peau se fait plus grasse ou plus grisâtre, vous donnant plus mauvaise mine? Le stress peut donc jouer sur notre peau. Or, lorsqu'on est angoissé, notre peau transpire, et ce phénomène chasse les molécules, provoquant ainsi de désagréables interactions entre le parfum et la peau, explique Jean-Claude Elléna.

L'alimentation aurait aussi son rôle à jouer dans notre rapport avec le parfum. En effet, plus on mange sainement, plus notre peau s'en ressent. Grain de peau affiné, teint plus frais.. autant de signes que ce qu'il y a dans nos assiettes a des répercussions sur notre peau. Il en va de même pour l'alchimie avec le parfum. Les aliments choisis vont donc influencer directement l'évolution du parfum sur la peau. "C'est surprenant de découvrir son parfum réinventé par une sud américaine habituée aux plats épicés ou sur une asiatique au régime opposé", s'étonne Jo Malone.

Bien d'autres facteurs viennent mettre leur grain de sel dans ce phénomène d'alchimie entre un parfum et la peau. La température du corps ou encore les hormones par exemple. Pendant une grossesse ou à l'approche des règles, le parfum pourra être ressenti différemment, avec une certaine acuité. Le climat aussi joue son rôle. Sylvaine Delacourte expliquait récemment sur son blog qu'elle recevait des commentaires différents pour les parfums selon les villes où elle les testait, semble-t-il.

Mais comme précisait Jeanne Doré sur son site, la perception d'un parfum est aussi psychologique. D'une part parce que l'odorat est un sens véritablement lié aux émotions, mais aussi parce qu'on ne percevra pas toujours la même chose selon les jours. Trop focaliser sur le ressenti d'un parfum peut en modifier légèrement notre perception, notre humeur également ou tout simplement le fait d'avoir respiré trop d'odeurs auparavant et d'avoir le nez saturé.

Il y a également un phénomène d'accoutumance olfactive. Une personne qui portera fidèlement le même parfum durant plusieurs années finira par s'y habituer et ne presque plus le sentir, alors que son entourage le percevra très bien. C'est ainsi qu'il y a quelques années, lorsque je portais assidûment Lolita Lempicka, mon maître de stage m'avait fait remarquer gentiment que j'avais un peu la main lourde sur le parfum puisque j'embaumais tout l'étage, alors que moi, je ne le sentais absolument pas! La fatigue olfactive peut quand à elle également modifier notre perception du parfum.

Enfin, la différence de perception d'un parfum peut provenir tout simplement du fait qu'il ait été reformulé comme bon nombre de classiques aujourd'hui. En effet, les témoignages du public lors de l'émission où se sont exprimés Bertrand Duchaufour, Octavian Coiffan et Denyse Beaulieu sur France Inter montraient que de nombreuses personnes ne sont pas dupes et qu'elle perçoivent de légères modifications dans leur parfum favori depuis quelques années.